ABN Amro reste prudent sur l'année 2002

Dans un contexte des plus difficiles pour les banques européennes (crise argentine, faillites en série en Allemagne), ABN Amro peut sembler avoir limiter la casse. Certes, son bénéfice net hors éléments exceptionnels est en baisse de 12% sur un an au premier trimestre 2002 à 683 millions d'euros. Mais les prévisions les plus optimistes des analystes prévoyaient un chiffre aux alentours de 590 millions d'euros seulement. Le consensus Reuters s'établissait à 557 millions d'euros.Dans le détail, on remarque que l'activité de la banque s'en sort plutôt bien dans le contexte d'apathie conjoncturelle de l'Europe occidentale. Le produit net bancaire d'ABN Amro (l'équivalent du chiffre d'affaires) est ainsi en progression de 4,7% au premier trimestre 2002 par rapport au premier trimestre 2001. A l'exception de la division "grands clients", dont le chiffre d'affaires, touché par les difficultés sur les marchés financiers, a baissé de 8,6%, toutes les activités du groupe ont progressé au premier trimestre 2002. Ainsi, la division "consommateurs et clients commerciaux" a bénéficié de la baisse des taux et affiche un chiffre d'affaire en hausse de 10,7% sur un an et un résultat opérationnel record de 964 millions d'euros. La politique de restructuration de la banque, qui l'avait conduite en mars à annoncer la fermeture de deux filiales américaines (lire ci-contre), a permis une réduction de 1,5% des charges du groupe sur un an au premier trimestre. Parmi les éléments qui ont permis ces économies, on trouve la fermeture de filiales peu rentables dans des pays comme l'Equateur ou le Sri Lanka ou la suppression de 3.000 emplois. "La restructuration se déroule selon nos attentes", a commenté le groupe dans un communiqué. Au premier trimestre, les dépenses opérationnelles ont ainsi baissé de 1,5% sur un trimestre.Mais les analystes restent focalisés sur les provisions pour risques d'ABN Amro. En février, le groupe avait annoncé des provisions "légèrement supérieures en 2002 à celles de 2001". Au premier trimestre, elles ont pourtant progressé de 46% sur un an à 390 millions d'euros. Le président du groupe, Rijkman Groenink, a indiqué que la banque restait "prudente sur le reste de l'année". Pour lui, "si les conditions économiques se sont améliorées dans les premiers mois de l'année, l'état général de l'économie reste incertain et stagnant", a-t-il ajouté. Des perspectives bien mornes pour les marchés. A la clôture de lundi, le titre ABN Amro a perdu 1,48% à Amsterdam à 21,74 euros.

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