Lente amélioration de la croissance européenne en 2002

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L'Europe est bien dans une phase de sortie de crise, mais il faudra sans doute attendre la fin de l'année pour parler de réelle reprise. Certes, Eurostat a révisé à la hausse son estimation de croissance pour le premier trimestre 2002 pour la zone euro : +0,3% sur un trimestre contre +0,2% annoncé initialement. Ce chiffre prend en compte les (relatives) bonnes performances de la Belgique et de l'Espagne (+0,5%) et la meilleure performance que prévu des Pays-Bas (+0,2% contre une croissance nulle prévue auparavant). On est toutefois évidemment encore très loin des performances américaines et l'écart de croissance sur le premier trimestre reste impressionnant : près de 1,3 point en faveur de l'économie américaine.Il faut dire que la zone euro est handicapée par l'Allemagne qui ne parvient pas à sortir de la crise, ce qui pèse sur les autres pays, dont le commerce extérieur est très dépendant de la première économie européenne. Par ailleurs, à la différence de la situation américaine, les entreprises européennes n'ont pas pratiqué au premier trimestre un restockage massif. Elles sont restées prudentes et on sait que le restockage représente la moitié de la croissance américaine du début d'année. L'écart de croissance, s'il devrait perdurer en 2002, pourrait donc se réduire. D'autant que la Commission européenne continue de prévoir une accélération de la croissance en 2002. Dans son rapport de conjoncture, l'exécutif bruxellois prévoit une croissance du second trimestre conforme à celle du trimestre précédent et "comprise entre 0,3% et 0,6%". Au troisième trimestre, la croissance pourrait cependant se révéler plus vigoureuse puisqu'elle serait comprise entre 0,7% et 1%. Selon l'économiste de la Commission Klaus Regeling, la hausse de l'euro, loin de mettre en danger la croissance européenne, est "bienvenue" pour l'économie des douze. Selon lui, les entreprises qui exportent peuvent supporter un euro proche de la parité, tandis qu'un tel taux devrait permettre de maintenir une politique monétaire accommodante. La hausse de l'euro n'est donc "pas un risque, mais une chance".

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