Bush et Poutine veulent instaurer un "dialogue énergétique"

Si la visite du président américain George Bush à Moscou avait pour but premier la signature d'un traité de désarmement mutuel, l'économie n'en a pas moins été au coeur des discussions (lire ci-contre). A l'issue du sommet entre George Bush et Vladimir Poutine, une déclaration commune sur l'énergie a ainsi été signée vendredi.Rappelant que "la progression de l'économie mondiale dépend de la stabilité et de la fiabilité des livraisons énergétiques", cette déclaration entend lancer "un nouveau dialogue énergétique" entre les deux pays. Concrètement, il s'agit de réduire la dépendance énergétique des Etats-Unis vis-à-vis des pays de l'Opep en favorisant les livraisons de pétrole et de gaz russes. Actuellement, la Fédération russe ne représente que 0,2% des importations américaines alors qu'elle est le deuxième producteur mondial de brut. Les Russes, dont les relations avec le cartel pétrolier sont souvent conflictuelles, entendent de plus en plus développer leurs exportations sur de nouveaux marchés. L'impact de cette déclaration d'intention ne devrait cependant pas, selon les experts, être tangible dans l'immédiat.De façon générale, les deux présidents ont affirmé leur volonté de "développer les relations économiques entre les Etats-Unis et la Russie. A ce sujet, George Bush s'est déclaré "déterminé à travailler avec le Congrès pour lever l'amendement Jackson-Vanick", car, selon lui, "il est temps que cet amendement soit levé". Cet amendement, datant de la guerre froide, entrave les relations commerciales entre les deux pays en taxant les marchandises russes entrant aux Etats-Unis.