La Russie prolonge la réduction de ses exportations de pétrole

La Russie vient d'annoncer sa décision de maintenir au deuxième trimestre 2002 la restriction de ses exportations de pétrole en vigueur depuis le 1er janvier. Elle continuera donc à réduire de 150.000 barils par jour ses exportations.Cette annonce du Premier ministre russe Mikhail Kassianov met fin à un suspense de plus de deux semaines. L'Opep avait demandé à la Russie de poursuivre la limitation de ses exportations afin de contribuer à la politique de soutien des prix du cartel, et de nombreux dirigeants de l'organisation s'étaient rendu à Moscou pour convaincre les autorités russes.La Russie craignait, en maintenant sa politique de restriction, de ne pas profiter pleinement de la remontée du prix du baril, mais surtout de laisser des parts de marché à des pays qui, comme le Kazakhstan, ne se conforment pas à la politique de l'Opep. Ce matin, Mikhail Kassianov a considéré que le niveau des prix était "satisfaisant" pour son pays. Il a néanmoins refusé de s'engager sur la durée du maintien des restrictions. Il a ainsi indiqué que "si nous constatons que le marché pétrolier se stabilise et si les prix ont tendance à remonter, le gouvernement étudiera à nouveau l'opportunité d'un maintien des réductions des exportations sur les derniers mois du deuxième trimestre".Hier, on apprenait qu'un autre pays non membre de l'Opep, la Norvège, deuxième exportateur mondial de pétrole, avait commencé à fermer certains champs d'exploration afin de se conformer à son engagement pris devant l'Opep d'une réduction de 5% de sa production. Outre la Norvège et la Russie, Oman, le Mexique et l'Angola, tous non membres de l'Opep, ont accepté de réduire leurs exportations ou leurs productions.Ces décisions confortent donc la politique de l'Opep qui entend maintenir les prix dans une fourchette de 22 à 28 dollars, sans porter préjudice au rebond de l'économie mondiale. Le porte-parole de l'organisation a d'ailleurs remercié chaleureusement la Russie pour "sa généreuse contribution à la stabilité des marchés". A Londres, le cours du Brent avait déjà anticipé la décision russe. Les regards restent donc plutôt tournés vers la tension américano-irakienne. Or, hier, le vice-président américain Dick Cheney a annoncé que les Etats-Unis ne prévoyaient pas d'attaque imminente contre l'Irak. L'annonce russe n'a donc eu aucune influence réelle sur le cours du pétrole.Mais, l'Institut amércian du pétrole (API) qui avait annoncé ce matin une augmentation des stocks américains de brut, a également indiqué que les stocks d'essence aux Etats-Unis avait baissé pour la quatrième semaine consécutive. Un indicateurs qui montrent, pour les cambistes, que la demande américaine va fortement progresser dans les mois qui viennent. En conséquence, après un fléchissement vers 13h, le cours du baril de Brent a largement dépassé les 25 dollars en s'établissant à 18h10 à 25,47 dollars, contre 24,95 dollars à l'ouverture, soit une progression de 2,08%.latribune.f

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