Le Nikkei touche un plus bas de 19 ans

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Une baisse de 1,25% de l'indice Nikkei n'empêcherait à priori aucun investisseur de s'endormir. Mais quand ce recul emmène l'indice vedette de la Bourse de Tokyo sous le seuil des 9.000 points, à 8.936 points exactement, soit à son plus bas niveau depuis 19 ans, certaines craintes ressurgissent. Depuis le mois de mai, et un retour au-dessus des 12.000 points, le Nikkei a entamé une véritable descente aux enfers. Le marché japonais souffre bien sûr des mêmes maux que les autres places financières: la reprise molle aux Etats-Unis ainsi que l'appréciation du dollar pénalisent les résultats des entreprises japonaises très fortement exportatrices comme Sony, Toyota ou autres Matsushita. Mais à la Bourse de Tokyo, un autre facteur, interne cette fois, joue aussi un rôle important dans la dégradation du marché : le secteur bancaire aux prises depuis des années avec un problème de créances douteuses, pour ne pas dire "pourries".Or le gouvernement japonais semble - enfin - prêt à prendre cette question à bras le corps, même si cela doit être au prix de mesures douloureuses. Selon la presse nippone, le nouveau chef de l'autorité de règlementation du secteur financier japonais, Heizo Takenaka, déjà ministre chargé de la politique économique et budgétaire, préparerait un vaste plan de réduction des mauvaises créances des banques. Toujours selon la presse locale, il aurait prévu de nommer un "dur", Takeshi Kimura, à un rôle-clé au sein du nouveau groupe d'action chargé de cette question.Une telle nomination a été mal perçue par les investisseurs et le cours des actions du secteur bancaire a fait les frais de la situation. Ainsi, le titre de Mizuho Holdings, la plus importante banque japonaise, a chuté de plus de 15%. Les milieux financiers craignent que l'adoption de mesures drastiques pour régler cette question des créances douteuses se traduise par des faillites en chaîne, non seulement au sein des banques mais aussi au sein d'entreprises clientes qui verraient le robinet du crédit se refermer.

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