L'activité industrielle américaine freine fortement en juillet

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Les mauvaises nouvelles se succèdent pour l'économie américaine. Après le mauvais chiffre de la croissance hier, l'indice ISM manufacturier, qui évalue l'évolution de l'activité de l'industrie américaine, montre un fort ralentissement de la reprise dans ce secteur. L'indice recule ainsi de 5,7 points à 50,5 en juillet contre 56,2 en juin. Le consensus Reuters des analystes s'attendait à une baisse nettement plus modeste, d'un point environ.Il s'agit donc d'une nouvelle déception. Certes, l'indice est encore au-dessus de la barre des 50, qui reflète une expansion de l'activité industrielle, mais cette expansion est désormais quasi-nulle. Après un excellent mois de juin qui avait vu l'ISM progresser et la production industrielle augmenter de 0,8%, il faut donc s'attendre à un net coup d'arrêt dans un secteur qui était déjà en retrait. Seule consolation, la production continue de progresser nettement. L'indice de production recule certes de 5,7 points, mais demeure à 55,7, preuve qu'elle continue d'accélérer. La vraie cause du ralentissement se situe en fait dans l'arrêt des nouvelles commandes, déjà constaté lors de la parution de la statistique sur les nouvelles commandes de juin. L'indice des nouvelles commandes recule ainsi de 10,4 points en un mois en juillet et se situe désormais à 50,4. La preuve est donc faite que les industriels américains, soucieux de nouveau de leur rentabilité et inquiets après la crise boursière, ont fortement réduit leurs dépenses. La reconstitution des stocks, qui s'est poursuivie au deuxième trimestre, et le timide redémarrage de l'investissement relèvent désormais du passé. Le même "principe de précaution" a amené les industriels à reprendre une position négative par rapport à leurs effectifs. En juin, l'indice emploi de l'ISM s'affichait à 49,7. Il signifiait que les entreprises souhaitaient maintenir les effectifs, ce qui était une bonne nouvelle dans un secteur très destructeur d'emploi. En juillet, cet indice recule de 4,7 points et passe à 45. Désormais, les industriels sont donc clairement de nouveau dans une logique de réduction d'effectifs, ce qui augure mal des chiffres du chômage qui seront connus la semaine prochaine. Une dégradation de l'emploi pourrait en effet encore nuire au moral des consommateurs.Cette enquête ISM est donc une nouvelle mauvaise nouvelle qui pourrait présager un repli de l'activité industrielle américaine dans les prochains mois si le rythme des nouvelles commandes ne s'accélère pas. Certes, l'industrie reste une part marginale de l'économie américaine, mais elle est particulièrement destructrice d'emplois et a, de ce fait, un fort impact sur la confiance des ménages.

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