Orange se retire du marché suédois

Trop d'argent à dépenser en trop peu de temps alors que la priorité est au désendettement : la situation d'Orange sur le marché suédois était devenue intenable. La filiale mobile de France Télécom a annoncé aujourd'hui son intention de se retirer purement et simplement de Suède, en invoquant les "contraintes imposées par les conditions des licences UMTS et la situation actuelle de marché".Orange Sverige, la filiale suédoise du groupe, tire ainsi de manière brutale et définitive les conséquences de son incapacité à obtenir un délai supplémentaire de trois ans pour achever la construction de son réseau UMTS. Lors de l'attribution - gratuite - des licences en 2000, les quatre opérateurs retenus par Stockholm s'étaient en effet engagés à assurer la couverture complète du territoire avant la fin 2003, un calendrier devenu intenable avec l'effondrement des perspectives du marché de l'UMTS... et celui des finances de France Télécom. Sa demande, déposée au mois d'août, avait été rejetée en septembre par la PTS, l'autorité suédoise des télécommunications. Un refus d'assouplissement qui l'avait conduit, au début du mois, à geler l'ensemble de ses activités. Aujourd'hui, Orange explique qu'il "réduira de façon significative ses activités" et qu'un plan de réduction des effectifs va toucher ses 234 salariés en Suède. Au-delà, le groupe ajoute qu'il "continue à étudier toutes les possibilités pour assurer l'avenir de son activité en Suède". Car un retrait pur et simple obligerait l'opérateur à indemniser... ses concurrents Vodafone et Hi3G (Hutchison Whampoa et Investor), avec qui il a conclu un accord de partage du réseau, à hauteur de 110 millions d'euros. Pour éviter d'en arriver à cette extrémité, Orange doit donc trouver un partenaire exploitant sa marque en franchise (comme c'est déjà le cas en Australie ou en Israël) et rendre sa licence à la PTS. Le nom du britannique Virgin Mobile a par ailleurs été évoqué en début de semaine par la presse suédoise comme un acquéreur potentiel de la licence d'Orange.Le plus étonnant est qu'un éventuel repreneur des activités de ce dernier pourrait finir par obtenir des aménagements des conditions de la licence : mercredi, la ministre suédoise des Infrastructures, Ulrica Messing, s'est dite prête à étudier la possibilité d'aménager le calendrier de construction du réseau UMTS.

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