Sprint va supprimer 2.100 emplois supplémentaires

Même si Sprint a relevé ses prévisions de résultats il y a moins de trois mois, l'heure est toujours à la rigueur chez le troisième opérateur longue distance américain. Le groupe a en effet dévoilé aujourd'hui un nouveau plan de réorganisation qui vise à réduire ses dépenses en fusionnant les services généraux, de facturation et de support technique de plusieurs de ses divisions. Résultat : un millier d'emplois "redondants" seront supprimés au cours des douze prochains mois, auxquels s'ajouteront quelque 1.000 suppressions de postes dans d'autres divisions, destinées celles-ci à "maintenir une structure de coûts compétitive".Au total, les 2.100 emplois concernés représentent 2,8% des effectifs globaux du groupe, qui emploie actuellement 75.000 personnes. Ce plan social se traduira dans les comptes du trimestre en cours par une charge exceptionnelle de 85 millions de dollars, mais est censé générer des économies de 145 millions en rythme annuel, dont les deux tiers (soit 95 millions) au profit de Sprint FON, la branche de téléphonie fixe du groupe, le solde devant se retrouver dans les comptes de Sprint PCS, la branche mobile. Celle-ci avait elle-même annoncé 1.600 suppressions de postes le mois dernier (soit 6% de ses effectifs) destinées à faire face au ralentissement de la croissance du parc d'usagers mobiles aux Etats-Unis, qui s'est traduite au troisième trimestre par la première baisse du portefeuille de clientèle de PCS.Le nouveau plan de réductions des coûts pour l'ensemble du groupe vise à fusionner certaines activités (gestion du réseau, informatique, facturation, recouvrement) des trois grandes divisions de la branche (Local Telephone, Global Markets et PCS) et à réduire les effectifs des services généraux.Pour justifier sa décision, le groupe met en avant l'évolution générale des services de télécommunications vers une intégration croissante des téléphonies locale, longue distance et mobile. "Du point de vue du client, les frontières s'effacent", résume William Esrey, le PDG du groupe. Mais la réorganisation doit sans doute aussi beaucoup à la volonté de Sprint de reconquérir la confiance de Wall Street : s'il a relevé, fin septembre, ses prévisions de résultats financiers pour la fin de l'année, en arguant notamment de l'effet positif sur son activité des déboires de son grand concurrent WorldCom, Sprint FON affichera sans doute cette année un chiffre d'affaires en baisse. Et le groupe a fort à faire pour retrouver la confiance des investisseurs, après avoir publié des comptes dans le rouge au deuxième trimestre et surtout après avoir été contraint de démentir des rumeurs de crise de trésorerie.A Wall Street, l'action FON gagne 0,21% en fin de matinée mercredi à 14,21 dollars, et PCS perd 0,99% à 5 dollars.

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