Marconi continue de s'enfoncer

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Marconi se débat mais n'a toujours pas repris pied et garde la tête sous l'eau. L'équipementier de télécoms britannique, qui n'a échappé à la faillite que grâce à une vaste restructuration financière (lire ci-contre), est loin d'être sorti d'affaire. Le groupe a annoncé ce matin que ses ventes avaient de nouveau reculé au deuxième trimestre de son exercice 2002-2003. Le recul atteint 6% par rapport au trimestre précédent, le chiffre passant sous la barre des 500 millions de livres, à 482 millions exactement, pour les activités stratégiques (équipements et services de réseaux). Si l'activité est restée stable en Europe, elle a reculé de 7% aux Etats-Unis, de 4% en Asie et surtout de 60% en Amérique centrale et latine. Parlant d'un "environnement commercial extrêmement difficile", le directeur général du groupe, Mike Parton, souligne que Marconi est néanmoins parvenu à réduire de 20% sa perte avant exceptionnels. Mais cette amélioration a eu un coût social élevé : le groupe a supprimé 2.000 emplois en trois mois, ramenant ses effectifs à 19.000 personnes, et prévoit encore de réduire ses effectifs de 4.000 postes au cours des deux prochains trimestres. Car les perspectives de redressement ne sont guère encourageantes : le "book to bill ratio", qui rapporte les commandes aux livraisons, reste inférieur à 1 (à 0,9 pour les équipements de réseaux et à 0,8 pour l'ensemble des activités) ce qui présage d'une nouvelle baisse des ventes. Le groupe peine en fait à engranger de nouveaux contrats de longue durée, susceptibles de générer des revenus récurrents. Et un nombre important de contrats de ce type arrivent à échéance avant la fin de l'exercice. La priorité de Marconi, outre la conversion de sa dette en actions, qui doit donner une écrasante majorité du capital à ses créanciers actuels, est donc à la réduction des coûts. Déjà, les dépenses d'exploitation sont passées, au deuxième trimestre de l'exercice, de 760 à 635 millions de livres en rythme annuel. L'objectif fixé est de ramener ces dépenses à 520 millions de livres au début du prochain exercice fiscal.En clôture à la Bourse de Londres, le cours de Marconi était stable à 1,97 penny.La capitalisation du groupe dépasse à peine 40 millions de livres (64,2 millions d'euros).

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