Coup de chapeau du CSFB aux banques françaises

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Pleins feux sur le secteur bancaire. Dopées par une recommandation positive de Crédit Suisse First Boston (CSFB), Société Générale, BNP Paribas et Crédit Lyonnais sont restés bien orientés la majeure partie de la séance lundi avant de limiter leurs gains à la clôture. Au plus fort de la hausse, Société Générale gagnait 2,33% à 65,75 euros, suivi par BNP Paribas qui s'adjugeait 2,16% à 104 euros. Après un démarrage dans le rouge, Crédit Lyonnais a également profité de ce mouvement haussier, s'adjugeant jusqu'à 1,7% (38,48 euros) au cours de la séance. Dans une étude parue ce matin, le courtier annonce être passé de "neutre" à "surpondérer" sur les banques françaises, soulignant leur capacité de résistance, notamment dans les réseaux domestiques, à la dégradation de l'environnement économique. En effet, au cours du troisième trimestre 2001, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Lyonnais ont fait état d'une progression du produit net bancaire de leur activité de banque de détail en France comprise entre 2,5% et 6,7% alors que le revenu des banques européennes dans cette activité est resté globalement stable sur la même période. A cette capacité de résistance des trois banques s'ajoute la décote de 20% environ dont elles souffrent en Bourse par rapport à leurs homologues européennes, souligne également la banque d'affaires. Autant de facteurs qui ont incité CSFB à passer de "conserver" à "achat" sur les titres Société Générale et BNP Paribas avec un objectif de cours relevé à 117 euros contre 97 pour la première et à 77 euros contre 69 pour la seconde. Le courtier est toutefois resté à "conserver" sur le Crédit Lyonnais, ce qui explique la moindre progression du titre aujourd'hui.S'agissant des perspectives du secteur, l'intermédiaire financier se veut positif pour 2002. Il estime que l'impact sur les résultats des banques des provisions passées pour faire face au ralentissement économique devrait être limité. Les principales intéressées ont pour leur part été avares de commentaires dans les déclarations récentes, soulignant le manque de visibilité induit par l'aggravation du contexte économique depuis les attentats du 11 septembre 2001. Un élément satisfaisant toutefois : les banques françaises sont peu exposées au risque argentin. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), les engagements consolidés internationaux des banques en Argentine s'élevaient au total à 64,325 milliards de dollars au 30 juin dernier. Si, comme l'on pouvait s'y attendre, les banques espagnoles arrivent en tête avec des engagements de plus de 10 milliards de dollars, les banques françaises sont loin derrière, leur exposition ne se chiffrant qu'à 3,2 milliards de dollars.latribune.f

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