L'Allemagne sur le fil du rasoir

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L'économie allemande tourne toujours au ralenti. Au troisième trimestre, elle a enregistré une croissance de 0,3% de son produit intérieur brut, selon les chiffres publiés ce matin par l'office fédéral des statistiques. Il s'agit ainsi du troisième trimestre consécutif de progression: au deuxième trimestre, la croissance du PIB avait été de 0,2%, et de 0,1% au premier trimestre.La croissance du PIB au troisième trimestre est principalement due à la bonne tenue de la consommation (+0,5% sur le trimestre), notamment dans le secteur automobile. A l'inverse, les investissements ont continué de reculer (-0,5%). La faible demande interne, les difficultés de financement des entreprises et le risque de déflation qui pèse sur l'économie allemande suggèrent que cette tendance pourrait se prolonger. Quant à la contribution du commerce extérieur, elle est positive.Dans ce contexte, les économistes estiment dans leur grande majorité que l'Allemagne n'est pas encore sortie de l'ornière, tant les principaux indicateurs de l'économie restent dans le rouge. La Bundesbank, qui tablait également sur une croissance de 0,3% au troisième trimestre, brosse un portrait de l'avenir peu encourageant. "L'évolution actuelle de la conjoncture est trop molle pour pouvoir soulager le marché du travail. Il lui manque surtout les perspectives nécessaires, sans lesquelles, ainsi que l'expérience le montre, l'investissement et l'emploi ne peuvent redémarrer", avait-elle estimé.Dernièrement, le gouvernement allemand a abaissé ses estimations de croissance annuelle, n'espérant plus qu'une hausse de 0,5% du PIB sur l'année 2002, après à peine 0,6% en 2001. Pour 2003, la prévision est pour l'instant établie à 1,5%. Des perspectives auxquelles n'adhérent pas les "5 sages". Ces économistes qui conseillent le gouvernement Schröder sont beaucoup plus pessimistes. Ils ne tablent plus que sur 0,2% de croissance cette année et 1% l'an prochain. Car pour les mois à venir, beaucoup d'experts, comme ceux de CDC Ixix, n'excluent plus une contraction de l'activité au quatrième trimestre voire également au premier trimestre de l'an prochain. A l'appui de leur démonstration, ces économistes soulignent le caractère inquiétant des derniers indicateurs publiés : reprise du chômage, baisse de la production industrielle, chute du moral des chefs d'entreprises...

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