France Télécom ne vise plus qu'une croissance inférieure à 10% en 2002

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Au lendemain d'un conseil d'administration consacré notamment au dossier MobilCom (lire ci-dessous), France Télécom a affiné ses prévisions de résultats 2002 dans la foulée de la publication de son chiffre d'affaires sur neuf mois. Une révision contrastée, puisque le groupe abaisse son objectif de croissance du chiffre d'affaires tout en revoyant à la hausse sa prévision d'Ebitda.Pour l'ensemble du groupe, France Télécom prévoit désormais une augmentation globale de 8 à 9% de ses ventes, alors qu'il tablait jusqu'à présent sur une progression supérieure à 10%. L'Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) et l'Ebit (résultat avant impôts et taxes), eux, devraient afficher des croissances supérieures à 15%. FT misait jusqu'alors sur une hausse de son Ebitda supérieure à 10%.Orange, pour sa part, n'espère plus qu'un revenu annuel de 17 milliards d'euros, soit une croissance globale de 12,7%, au lieu des 15% évoqués auparavantGraham Lowe, le directeur financier de la branche mobile, justifie cette révision par "des conditions de marché fluctuantes".Par ailleurs Equant, la filiale de services aux entreprises, a rassuré les investisseurs en maintenant ses prévisions de la mi-septembre. La société table toujours sur un Ebitda de 180 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 2,95 milliards. Résultats conformes aux attentesSur le seul troisième trimestre, les revenus globaux du groupe ressortent à 11,97 milliards d'euros, un chiffre en ligne avec les prévisions des analystes interrogés par Reuters dont la moyenne était de 11,96 milliards d'euros. Sur les neuf premiers mois de l'année, la croissance des ventes totales (fixe, mobiles et Internet) s'établit à 9% à 34,4 milliards d'euros. La hausse n'est que de 2,9% à périmètre comparable et à taux de change constants. L'international pèse désormais pour 40,9% des activités, contre 35,8% il y a un an, le chiffre d'affaires des activités hors de France a augmenté de 26,6% notamment en raison de l'intégration de l'opérateur polonais TP SA. Le nombre de clients du groupe toutes filiales confondues s'établit à 108,4 millions (+10% en un an).Par branche, on constate un déclin des ventes des activités fixes (voix et données). Celles-ci s'établissent en France à 14,01 milliards d'euros, soit une baisse de 5% pro forma. Les activités fixes hors de France ressortent à 6,8 milliards d'euros, soit une hausse de 38,4% en données publiées, mais de seulement 0,6% en pro forma.La filiale de téléphonie mobile Orange a enregistré des ventes de 4,48 milliards d'euros au troisième trimestre et de 12,2 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, en ligne avec les attentes des analystes. L'activité pro forma a augmenté de 12,5% sur les neuf premiers mois de l'année. Le revenu moyen par abonné (ARPU) en France et aux Royaume Uni est dans une "évolution favorable" précise le communiqué publié par le groupe sans autre précision. Le nombre de clients en France ressort à 18,8 millions sur un total de 43,2 millions.Equant a accusé un repli de 3,9% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à 731 millions de dollars. Une baisse qui s'explique par "la faiblesse de l'économie et par les effets de saisonnalité habituels". Le chiffre d'affaires est attendu en hausse au quatrième trimestre. L'Ebitda s'est établi à 46 millions de dollars, contre une perte de 4,6 millions un an plus tôt.Enfin, comme annnoncé la semaine dernière (lire ci-contre), le chiffre d'affaires de Wanadoo ressort à 1,4 milliard d'euros, en progression de 31,7% sur un an (+29,8% en pro forma). A Paris, en clôture, le titre France Télécom cède 7,19% à 10,84 euros. Orange recule de 10,32% à 5,65 euros et Wanadoo de 4,05% à 3,55 euros. Equant tire son épingle du jeu avec un bond de 3,95% à 3,95 euros.Le groupe s'efforce de rassurer sur MobilCom. Le conseil d'administration réuni hier soir sous la présidence de Thierry Breton est resté "dans la ligne des décisions prises" lors de celui du 12 septembre, dominé par la démission de Michel Bon, a assuré ce matin le directeur financier du groupe. Sur le dossier MobilCom, Jean-Louis Vinciguerra a souligné que "c'est MobilCom qui discute avec les banques" à trois jours de l'expiration du crédit-relais de 4,7 milliards d'euros consenti à l'opérateur allemand et déjà prolongé à trois reprises. Jean-Louis Vinciguerra a affirmé que "tout dépend de la partie allemande" et qualifié de "rumeurs totalement infondées" les informations selon lesquelles France Télécom devrait verser plusieurs milliards d'euros de dommages et intérêts à MobilCom en cas de liquidation judiciaire.

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