En signant un accord avec Wanadoo, Overture gagne une manche face à Google

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Trois mois après son débarquement dans l'Hexagone, Overture France, filiale française du site américain spécialisé dans les liens sponsorisés sur Internet, vient de conquérir un partenaire de taille, qui devrait lui permettre de doper la croissance de ses revenus. Il a en effet signé un accord de distribution avec l'un des premiers portails en termes d'audience, à savoir Wanadoo, premier fournisseur d'accès français. Overture assurera donc une visibilité nouvelle à ses annonceurs. En effet, l'entreprise propose à ses clients l'achat de mots-clefs leur permettant d'apparaître en tête de liste dans les moteurs de recherche. En échange, le site partenaire perçoit en moyenne plus de la moitié des revenus générés par ces liens promotionnels. "Posséder les bons canaux de distribution est donc essentiel", explique Christophe Parcot, directeur général France de la société, qui "espère que l'accord avec Wanadoo pourra être étendu en Europe". Ce nouveau mode publicitaire, baptisé le "pay for performance", gagne peu à peu ses lettres de noblesse sur le marché déprimé de la publicité en ligne. Il faut dire que la technique a de quoi séduire : premièrement, l'annonceur ne paie qu'au clic. Terminé donc les dépenses inutiles sans pouvoir vérifier si l'on a effectivement été vu ou pas. Deuxièmement, en apparaissant en tête des listes de recherches effectuées par les internautes, l'annonceur accroît fortement ses chances de voir son site visité par l'internaute consommateur.Pour les entreprises comme Overture, le premier enjeu est donc d'être présent sur le maximum de supports possibles de façon à pouvoir proposer une large audience à leurs annonceurs. En France, Overture est déjà sur MSN, TF1.fr et Club-Internet en exclusivité, et sur Tiscali, et Lycos, des partenariats non exlusifs. Wanadoo vient donc compléter la gamme. Mais arracher ces précieux accords de distribution n'est pas chose aisée dans la mesure où Overture dispute le marché à Espotting, une start-up française, et surtout à Google. Entre Overture et Google, c'est un prêté pour un rendu. Aux Etats-Unis, Google a réussi en mai dernier à ravir AOL à Overture, ce qui avait provoqué une chute du cours d'Overture de 35% en une seule séance à Wall Street. Overture a riposté en signant avec Yahoo! outre-Atlantique et espère prochainement étendre cet accord à l'Europe. Car pour l'instant, de ce côté-ci de l'océan, Yahoo! est encore allié à Espotting, un accord qui arrivera bientôt à échéance, explique Christophe Parcot, qui assure par ailleurs que le contrat de distribution avec AOL Europe n'est pour l'instant pas remis en question.Le partenariat avec Wanadoo n'était donc pas gagné d'avance. Google était aussi sur les rangs, et "le portail Français a étudié toutes les propositions pendant des mois", explique le directeur général. Mais Overture avait plusieurs cordes à son arc. Il était déjà présent sur Freeserve.com, le fournisseur d'accès Internet gratuit britannique, également propriété de Wanadoo. Autre avantage de taille: Overture a engagé en septembre dernier, un ancien de Wanadoo Régies au poste de directeur commercial, ce qui "n'a pas nui", confirme Christophe Parcot.

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