Microsoft demande un nouveau report du procès l'opposant à neuf Etats

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Comme il l'avait fait déjà avant plusieurs dates-clés du procès antitrust fleuve intenté par les Etats et l'administration américaine, Microsoft a demandé un report - de deux semaines - des audiences devant débuter lundi prochain sur les sanctions réclamées par les neuf Etats de l'Union n'ayant pas signé le compromis global négocié par le groupe de Bill Gates avec l'administration fédérale. La manoeuvre fait partie depuis longtemps de la stratégie de défense de Microsoft dans le procès intenté par des Etats américains qui l'accusent de pratiques monopolistiques. Elle était donc attendue, d'autant plus que c'est la semaine prochaine que Microsoft lance en Europe sa console de jeux Xbox... et que la conjonction des deux actualités aurait pu gâcher cet événement à grand spectacle. Les avocats des neuf Etats ont évidemment contesté cette demande de report. "Après quatre ans, il est temps que ce dossier avance", a résumé Tom Miller, Attorney general de l'Iowa. Dans la requête déposée auprès de la juge Colleen Kollar-Kotelly, en charge du dossier, Microsoft explique avoir besoin de temps pour examiner les demandes de sanctions modifiées présentées lundi dernier par les neuf Etats plaignants. Ceux-ci (parmi lesquels se trouvent notamment la Californie et le Massachusetts) ne réclament plus la présence sur le marché de différentes versions du système d'exploitation Windows, mais la commercialisation d'une version "modulable" du logiciel le plus vendu au monde, permettant notamment à l'utilisateur de désactiver le navigateur Internet Explorer et le lecteur multimédia MediaPlayer, tous deux actuellement intégrés à Windows.Lundi, Microsoft avait publié un document officiel expliquant que les sanctions réclamées par les Etats américains toujours en procès le forceraient à retirer du marché les dernières versions de Windows et bloqueraient les innovations sur ce système d'exploitation qui domine le marché du PC.Réservant pour l'instant sa décision sur la demande de report, la juge Kollar-Kotelly a présidé hier une audience préliminaire destinée à déterminer si le projet de réglement amiable conclu en novembre avec l'administration fédérale et neuf des 18 Etats plaignants est dans l'intérêt du public. Cette audience qui a donné l'occasion aux avocats de Microsoft comme à ceux de l'administration Bush de défendre une nouvelle fois le compromis. Les conditions de celui-ci "vont au-delà de celles que nous aurions probablement obtenues si nous avions maintenu les poursuites", a assuré Philip Beck, au nom du département de la Justice. Les quelque 30.000 commentaires reçus par le département de la Justice sur le projet d'accord amiable sont pour le moins partagés : la moitié d'entre eux y sont défavorables, estimant notamment que l'administration Bush a fait trop de concessions au groupe de Seattle pour trouver une issue rapide au procès.La juge Kollar-Kotelly n'a donné aucune indication sur ce que pourrait être sa décision finale sur le compromis. Elle a simplement précisé qu'elle entend gérer cette partie du dossier séparément des audiences prévues la semaine prochaine sur les poursuites maintenues par les neuf Etats non-signataires. latribune.f

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