Bouygues a reçu une offre d'achat pour Bouygues Offshore

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Suspendue de cotation mercredi, l'action Bouygues Offshore a bondi jeudi de 7,91%, clôturant à 59,35 euros au lendemain de l'annonce d'une offre de rachat par l'italien Saipem des 51% du capital détenus par Bouygues Construction.Après plus d'une semaine d'intenses rumeurs, la maison mère du groupe parapétrolier, Bouygues Construction a en effet annoncé mercredi avoir reçu une offre de rachat de Saipem sur la totalité de ses parts. L'opération, qui devrait rapporter 510 millions d'euros au groupe, reste soumise à l'approbation des autorités de la concurrence.La Saipem, société parapétrolière propriété de l'italien Eni, propose la reprise des 51% de Bouygues Offshore détenus par Bouygues Construction au prix de 60 euros par titre, ce qui valorise la société parapétrolière française environ 1 milliard d'euros. La Saipem, société pour l'instant valorisée 3 milliards d'euros, offre ainsi pour Bouygues Offshore une prime de 25% sur la moyenne des cours de Bourse du dernier mois. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une reprise totale de la société française: la Saipem proposera par la suite, si les autorités de la concurrence permette l'opération, un reprise des titres des actionnaires minoritaires au prix de 60 euros.Dans un communiqué, Bouygues précise que le comité d'entreprise et le conseil d'administration de Bouygues Construction ont été convoqués le lundi 13 mai, ABN Amro étant la banque conseil pour cette opération, dans laquelle le groupe est entré en négociation exclusive.Le rapprochement des deux groupes sera facilité par leur habitude de travailler ensemble, précise la Saipem. Ils collaborent depuis sept ans déjà par l'intermédiaire de Saibos, une société commune. Selon le communiqué publié par la Saipem, le nouveau groupe ainsi formé permettra des synergies annuelles de 60 millions d'euros à partir de 2004. Ensemble, les deux sociétés ont réalisé un chiffre d'affaires total de 3 milliards d'euros en 2001, dont 1,9 milliard pour la Saipem et un résultat net de 214 millions d'euros.Bouygues a en outre précisé que cette vente répondait à une logique industrielle. En effet, l'industrie parapétrolière exige de lourds investissements et se trouve actuellement dans une phase de concentration au niveau mondial. Mais le groupe ne s'arrêterait pas à cette cession et serait, selon des informations publiées dans la Tribune (voir ci-contre), sur le point de céder la Saur, sa filiale de services aux collectivités, à l'allemand RWE. La cession de la Saur, ajoutée à celle de Bouygues Offshore, pourrait par exemple servir au développement de l'UMTS selon certains observateurs de marché. Pour l'instant, le groupe, qui a, à plusieurs reprises, affirmé disposer de suffisamment de cash pour assurer le développement de la téléphonie mobile de troisième génération, a refusé de commenter l'utilisation des fonds retirés de la vente de Bouygues Offshore.

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