Samsung va investir 1,18 milliard d'euros dans les semi-conducteurs

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Les investissements reprennent peu à peu dans les semi-conducteurs, pour cause d'innovation technologique. Le Sud-coréen Samsung s'apprête à investir 1.470 milliards de wons, c'est-à-dire 1,18 milliard d'euros, afin de moderniser ses infrastructures de production de mémoires. Et ce de façon à réaliser des économies de coûts conséquentes.Le groupe va ainsi s'équiper de wafers, c'est-à-dire de tranches de silicium de 300 millimètres destinées à la fabrication de mémoires DRAM. C'est sur ces fameuses galettes que sont découpés les semi-conducteurs. Le standard de 300 millimètres (12 pouces) fait suite aux tranches de silicium traditionnellement utilisées qui sont de 200 millimètres (8 pouces). Permettant la découpe d'un plus grand nombre de puces, il divise par au moins deux les coûts de production. Une économie non négligeable puisque, la fabrication des puces étant standardisée, la concurrence entre les différents fabricants s'exerce principalement sur les prix. Les mémoires DRAM qui équipent surtout les ordinateurs personnels ont connu une crise sans précédent en 2001, période au cours de laquelle les prix ont chuté de 70% passant sous les coûts de production. En 2002, ils ont encore baissé de 30%.Dans le secteur, Samsung, qui s'est par ailleurs hissé au troisième rang mondial dans la fabrication de téléphones portables, a pour le moment tiré son épingle du jeu en restant rentable. Ce qui n'est pas le cas de certains grands concurrents tels que l'Allemand Infineon ou l'Américain Micron Technologies. Samsung s'attend d'ailleurs à un rebond du secteur l'an prochain.D'une manière générale, les investissements dans le secteur des semi-conducteurs reprennent peu à peu. Toshiba a annoncé en décembre un investissement dans des nouveaux moyens de production de 3 milliards d'euros (lire ci-contre). Cette somme servira notamment à acheter un équipement de galettes de 300 millimètres, destinés cette fois à des puces nouvelle génération pour téléphones portables ou consoles de jeu vidéo. Avant lui, NEC avait fait part de son intention d'acquérir un équipement similaire pour 560 milllions d'euros.

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