Bush remet la retraite sur le tapis

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Certains estiment que le président profitera de son discours sur l'Etat de l'Union, le mois prochain, pour rafraîchir cette idée, pierre angulaire de son programme électoral aux présidentielles et qui avait été mise sous le boisseau ces derniers temps. Pas étonnant, puisqu'il s'agit d'offrir aux salariés, surtout les plus jeunes, la possibilité d'investir en Bourse une partie des 12,4% qui sont pour l'instant prélevés automatiquement sur leur feuille de paie pour alimenter la caisse de retraite publique. Pourquoi ne pas attendre la prochaine campagne électorale pour sa réélection, en 2004, comme le suggéraient encore récemment certains conseillers du président ? Mais pourquoi attendre ? demandent les plus fervents défenseurs de "l'agenda" républicain. Le calendrier politique pourrait d'ailleurs se compliquer dans les mois qui viennent. Que se passera-t-il en Iraq, comment évoluera le débat au Congrès sur les réductions d'impôts que souhaitent ardemment le président et son équipe, que se passera-t-il, enfin, à propos de l'assurance maladie, autre gros sujet de préoccupation des citoyens américains ? De plus, si la théorie politique veut qu'on ne s'attaque pas à la retraite impunément aux Etats-Unis, non seulement le candidat Bush n'a subi aucune de ces conséquences néfastes, mais en plus, les candidats républicains au Congrès ont remarqué, lors des élections du 5 novembre dernier, que leur position pro-privatisation n'avait pas détourné les électeurs, au contraire. De fait, selon les derniers sondages réalisés cet automne, la moitié des salariés américains préfèrent parier sur la Bourse pour leur retraite. Certes, c'est moins que les trois quarts qui y croyaient en 2000 et 2001, mais cela donne encore des ailes à W.

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