L'embedded value, dernière mode dans l'assurance

La consonance anglo-saxonne de l'expression ajoute d'ailleurs une petite touche bienvenue à ce côté tendance. Et ça marche. Les géants européens comme par exemple Axa et Allianz se sont pliés, comme un seul homme, à ses exigences. Qu'est ce que cela cache ? L'embedded value, ou EV pour les intimes, consiste tout simplement à donner une indication sur la valeur intrinsèque de la compagnie d'assurance. Attention, cela n'a rien à voir avec la valeur à la casse de la société, précisent régulièrement les patrons des compagnies. Pour calculer cette EV, il suffit de prendre l'actif net réévalué de la société, auquel il faut ajouter la valeur actualisée des contrats d'assurance vie. Les analystes financiers en raffolent. Il suffit qu'un assureur donne son embedded value, et les voilà en mesure de jauger d'un coup d'oeil, d'un seul, la capacité de l'entreprise à résister aux chocs planétaires et aux contextes difficiles. Pour preuve, mercredi dernier, Axa a publié, après la clôture de la Bourse, une embedded value de 34,9 milliards d'euros au 31 décembre 2004, en recul de 1,4% par rapport à 2000. Grands clercs, les analystes ont vu là un effritement des marges de la compagnie en assurance vie, mais ils restent confiant, et le disent haut et fort, sur sa capacité de résistance. Résultat ? Cela s'est traduit en Bourse le 12 juin par une chute de l'action de 5,40 % à 18,91 euros. Et le titre a terminé la semaine à 18,41 euros. Surprenant ? Par vraiment. Parce que EV ou pas, les assureurs continuent tout simplement leur descente aux enfers boursière.

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