Chute du résultat d'exploitation de Disney

Le groupe de médias et de loisirs américain Walt Disney a réalisé un bénéfice net de 259 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice 2001-2002 (janvier mars), contre une perte de 567 millions de dollars sur même la période l'année précédente, grevée par des éléments exceptionnels. Le bénéfice net par action s'est établi à 13 cents contre une perte par action de 26 cents un an avant. Le consensus des analystes financiers établi par la firme First Call portait sur un bénéfice de 10 cents par action. Si le résultat net s'avère donc être une bonne surprise, le bénéfice d'exploitation du groupe a plongé de 32% sur la période, à 702 millions de dollars. Et le chiffre d'affaires a reculé de 2%, à 5,9 milliards. En tenant compte des nouvelles règles comptables sur le provisionnement des survaleurs d'actifs achetés par le groupe, la perte au deuxième trimestre a été de 449 millions de dollars. Un chiffre qui inclut une charge de restructuration d'un milliard de dollars au total. Disney "continue à être en bonne voie pour réaliser ses objectifs", assure son PDG Michael Eisner. "Les mesures prises pour contenir nos coûts nous ont aidés à traverser le ralentissement de l'activité économique tout en continuant à renforcer et à développer nos activités principales et à maintenir ou à accroître notre part de marché dans l'ensemble de nos activités". Le groupe table désormais sur une nouvelle baisse, de l'ordre de 15%, du résultat d'exploitation au troisième trimestre de son exercice, mais sur "une amélioration substantielle" au quatrième, a précisé son directeur financier, Tom Staggs."Nous continuons à voir des signes encourageants dans nos parcs et hôtels et nous mobilisons beaucoup d'énergie à relever les défis posés par le réseau de télévision ABC", détaille Michael Eisner. De fait, la branche "Media Networks" reste le point chaud du groupe. Son chiffre d'affaires a reculé de 9% au deuxième trimestre, à 2,2 milliards de dollars, et son résultat d'exploitation de 39% à 309 millions. La division souffre évidemment du ralentissement du marché publicitaire et de la baisse de l'audience d'ABC. ESPN, la chaîne sportive câblée du groupe, n'est en outre pas parvenue à compenser la hausse des coûts de ses programmes par l'augmentation de ses revenus. Tom Staggs compte sur la grille de rentrée pour doper les recettes publicitaires, les tarifs du groupe devant augmenter à cette occasion de moins de 10%.La situation est moins préoccupante pour les autres divisions : les parcs et hôtels ont limité le recul de leur bénéfice d'exploitation à 15%, à 280 millions de dollars, durant le trimestre considéré, pour un chiffre d'affaires en baisse de 8% à 1,52 milliard de dollars. Mais la division a profité d'un calendrier favorable, les fêtes chrétienne et juive de Pâques ayant été célébrées au deuxième trimestre fiscal cette année, alors qu'elles avaient eu lieu au troisième trimestre l'an dernier. Le groupe n'en observe pas moins une reprise des réservations dans ses parcs et hôtels par rapport à l'an dernier, et a décidé de maintenir les hausses de tarifs prévues.Quant aux studios de production Disney, ils voient leur bénéfice d'exploitation trimestriel chuter de 84%, à 27 millions de dollars, en raison de la hausse des dépenses de marketing et de distribution. Mais le chiffre d'affaires a progressé de 2% à 1,6 milliard de dollars. Enfin, les ventes des boutiques et produits dérivés de la marque Disney ont amélioré leur rentabilité par rapport à l'année dernière : alors que les ventes ont augmenté de 1% à 580 millions de dollars, le résultat d'exploitation progresse de 5% à 86 millions. Au New York Stock Exchange, l'action Disney recule de 3,76% à 24,06 dollars à la mi-journée vendredi.

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