Financier sans port d'attache

Le groupe germanique, également propriétaire de la banque Dresdner (ce qui tempère un peu le propos) ne possède-t-il pas le premier assureur crédit du monde, formé du tandem franco-allemand Euler-Hermès ? En revanche, si vous travaillez au sein des Banques Populaires, pas d'hésitation. Vous direz que l'assurance crédit est liée au métier bancaire, le groupe mutualiste venant de reprendre Coface, numéro deux français derrière Euler (et troisième européen après NCM Gerling), jusque là dans le giron du grand réassureur Scor.Et si vous êtes néerlando-germano-suisse, comme chez NCM Gerling, vous aurez bien du mal à répondre à la question. Mais vous pourrez dire que vous ne souhaitez qu'une chose : trouver un port d'attache, vos actionnaires étant désireux de vendre.Au lendemain du 11 septembre, les titres des assureurs crédit avaient dégringolé en Bourse, dans le sillage de ceux des autres assureurs. "Injuste", disait-on du côté de Coface ou d'Euler, tant l'assurance crédit mesure un risque potentiel d'impayé, ce qui n'était pas particulièrement le cas outre-Atlantique. Ni vraiment assureur, ni particulièrement banquier, l'assureur crédit fournit en fait un service financier, basé sur l'information. A ce titre, il est avant tout une chose : un bon indicateur avancé de la conjoncture économique et industrielle. Ce qui explique l'intérêt des grandes maisons, qu'elles soient banques ou compagnies d'assurance, pour se doter d'une telle vigie en leur sein.

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