Alliance entre TotalFinaElf et Samsung dans la pétrochimie

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TotalFinaElf poursuit la mise en ordre de sa branche chimie, regroupée au sein de sa filiale Atofina. Cessions d'actifs d'une part, notamment dans la chimie de spécialités, et développement de la pétrochimie d'autre part, surtout sur des marchés émergents, sont les grands axes de la stratégie définie par la compagnie pétrolière pour Atofina. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre l'annonce d'un projet de joint venture à 50/50 entre le groupe français et le sud-coréen Samsung dans la pétrochimie. La société commune, dont le chiffre d'affaires devrait être de 1,2 milliard d'euros, produira et commercialisera une large gamme de produits de base pétrochimiques et de polymères dans le complexe industriel intégré de Samsung General Chemicals, filiale de Samsung située à Daesan, sur la côte ouest de la Corée du Sud, à 150 km au sud-ouest de Séoul et à 400 km de la Chine. Ce complexe, qui sera transféré à la joint-venture, a une capacité de production de 650.000 tonnes d'éthylène, 670.000 tonnes de styrène, 500.000 tonnes de para-xylène et 670.000 tonnes de polyoléfines.Interrogé par Reuters, Robert Castaigne, directeur financier de TotalFinaElf, a indiqué que pour son groupe cet investissement devrait avoisiner les 750 millions de dollars. Pour la compagnie pétrolière française, cette opération "permet à Atofina d'acquérir une base industrielle pétrochimique de premier plan en Asie et d'y développer fortement sa position commerciale". Robert Castaigne a en outre indiqué qu'avec cet accord, Atofina va "développer considérablement ses activités de pétrochimie en Extrême-Orient. Cela est très important, car une grande partie de la croissance de l'ensemble des activités pétrochimiques mondiales dans les années à venir va s'effectuer en Extrême-Orient où le marché devrait croître de près de 6% par an". Actuellement, le chiffre d'affaires de TotalFinaElf dans la chimie est de 20 milliards d'euros dont 10% réalisés en Extrême-Orient, essentiellement dans les spécialités et les produits intermédiaires avec un petit peu d'activités pétrochimiques. Le groupe pétrolier a souligné par ailleurs que tout en développant ses positions dans les zones en forte croissance, notamment en pétrochimie, il continuait à gérer de façon dynamique son portefeuille d'actifs. Atofina est engagé depuis deux ans dans un plan de repositionnement et de recentrage industriel. Ce programme prévoit notamment des cessions d'actifs pour un montant de 1,5 milliard d'euros entre 2000 et 2003. La réalisation, et même le dépassement, de cet objectif ne devraient poser aucun problème, une fois finalisée la cession annoncée des peintures réunies au sein de SigmaKalon (lire ci-contre).La réalisation de l'investissement en Corée du Sud ne devrait pas dans ce contexte pénaliser l'objectif affiché par TotalFinaElf de stabiliser les capitaux investis dans la chimie dans les années à venir. "A la fin 2001, le montant des capitaux employés dans la chimie s'élevait à 11 milliards d'euros, soit 27% des capitaux employés dans l'ensemble des secteurs du groupe", a souligné Robert Castaigne. Mais pour pouvoir saisir d'autres opportunités de croissance, notamment dans le secteur pétrochimique, TotaFinaElf devra sans doute faire maigrir un peu plus son pôle de chimie de spécialité. A la Bourse de Paris, l'action TotalFinaElf termine la séance sur une baisse de 1,55% à 133 euros.

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