Glaxo et Bristol-Myers réfléchissent à une fusion

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Confrontés globalement aux mêmes problèmes - concurrence des génériques, manque de nouveaux produits - GlaxoSmithKline et Bristol-Myers Squibb envisageraient sérieusement un rapprochement, à en croire le New York Times. Selon le quotidien américain, qui cite des sources proches du dossier, les deux groupes ont tenu dernièrement des "discussions préliminaires" sur la possibilité d'une fusion. Les deux groupes se sont refusé à tout commentaire, mais le New York Times précise que les discussions ont porté sur la faisabilité d'un éventuel rapprochement plus que sur ses modalités. Quoi qu'il en soit, l'hypothèse d'un rapprochement entre GlaxoSmithKline, numéro deux mondial de la pharmacie, et Bristol-Myers Squibb (BMS), numéro cinq, n'est pas pour surprendre les observateurs du secteur. La plupart d'entre eux prédisent une nouvelle phase de consolidation, dont Glaxo et surtout BMS pourraient être des acteurs naturels.Bristol-Myers Squibb fait désormais figure de proie sur ce marché, après les revers subis ces derniers mois, notamment l'échec d'un médicament anti-cancéreux développé par le laboratoire de biotechnologie ImClone, dans lequel il avait investi deux milliards de dollars, et la démission du directeur financier après un profit warning. Il y a quelques jours (lire ci-contre), le directeur financier de Glaxo lui-même avait reconnu l'intérêt que son groupe porte à BMS. "BMS est sur notre écran radar et nous le surveillons mais, à l'heure actuelle, nous sommes seulement en mode contrôle", avait-il précisé prudemment.Glaxo lui-même n'est pas en très bonne posture : l'un de ses produits vedettes, l'antibiotique Augmentin, devra affronter dans quelques semaines la concurrence des génériques après l'expiration de son brevet aux Etats-Unis. Et l'anti-dépresseur Paxil, un autre "blockbuster", pourrait subir le même sort l'an prochain sans que de nouveaux produits vedettes se substituent à eux pour assurer le maintien, voire la croissance des ventes. Ces perspectives peu réjouissantes ont porté un nouveau coup à une action GlaxoSmithKline déjà bien mal en point. En clôture vendredi, le titre cédait 2,15%, à 1.406 pence, après avoir touché en séance son plus bas niveau depuis quatre ans et demi. A New York, à la mi-journée, l'action Bristol-Myers Squibb gagnait en revanche 4,4% à 31,16 dollars.

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