Prologue Software modère ses objectifs de croissance

Comment un petit éditeur pourrait-il échapper à la déprime des marchés informatiques ? Proogue Software n'a pas la réponse. Le groupe français, coté au Nouveau marché, est contraint aujourd'hui de reconnaître que la morosité de la conjoncture sur ses marchés a balayé ses prévisions de croissance pour 2002. Dans une lettre aux actionnaires, Georges Seban, président du directoire de Prologue, et premier actionnaire avec 9,3% du capital, explique ainsi que "le quatrième trimestre 2002 ne sera pas conforme à sa saisonnalité habituelle". En clair, la hausse des ventes habituellement observée en fin d'année ne sera pas au rendez-vous de 2002. En conséquence, le chiffre d'affaires annuel devrait se situer entre 62 et 63 millions d'euros, en hausse de 8,3 à 10,1% sur celui de 2001. L'objectif de croissance initial de 22%, encore évoqué en juillet après la publication d'un chiffre d'affaires semestriel en progression de 4,4%, est donc divisé par deux. Plus dure encore est la révision de l'objectif de résultat d'exploitation : celui-ci devrait être stable sur l'exercice, autour de 4,17 millions d'euros, alors que Prologue visait une hausse de 25%. Et encore, cette stabilité devrait être le fruit des actions de réduction des coûts mises en place ces derniers mois : Georges Seban évoque notamment "la fusion des filiales à forte synergie et leur regroupement géographique". Et réaffirme, faute de mieux, qu'il vise "une nette augmentation de nos résultats à partir de 2003". Après une série d'acquisitions réalisées ces deux dernières années (CryptoGram, Alika Imecom...) Prologue Software, qui a réalisé l'an dernier 58% de son activité dans l'édition, compte notamment sur trois segments de marché qu'il présente comme des "moteurs de croissance" : l'environnement Linux, la sécurité (notamment la cryptographie et la biométrie) et les échanges électroniques professionnels. Des domaines sur lesquels il peut espérer augmenter sa valeur ajoutée, mais qui renforcent le risque de dépendance vis-à-vis des grands comptes.L'avertissement de ce lundi inquiète visiblement les investisseurs : en clôture, l'action chute de 11,96% à 0,81 euro, portant son recul depuis le début de l'année à plus de 83%. Et ramenant la capitalisation boursière de l'entreprise juste près des 10 millions d'euros.

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