Les risques du métier

Des Etats-Unis à Toulouse en passant par l'Argentine, de Moulinex à Enron, des décombres du World Trade Center à l'usine AZF, tous les banquiers et les assureurs de la planète ont vécu une fin d'année 2001 et un début d'année 2002 plus que mouvementés. Il se dit dans le monde de l'assurance que les incendies géants aux portes de Sydney en ont effrayé plus d'un. Si les flammes avaient atteint la mégalopole australienne, la survie de certains grands assureurs aurait même été en jeu, assurent des experts. De même, le ralentissement économique américain suivi par celui de l'Europe, Allemagne en tête, et les cahots boursiers qui risquent d'être suivis d'un calme plat et peu enthousiasmant, tout cela pèse sur les espérances des banquiers internationaux.Des raisons d'espérer ? Il y en a pourtant. Le passage réussi à l'euro, la maîtrise de la situation économique affichée aux Etats-Unis, la relative résistance du moral des ménages voire des chefs d'entreprise en Europe, et surtout en France, peuvent éviter à nos grands financiers de trop broyer du noir. Ils ont déjà trouvé leur martingale : comparer leurs piètres performances 2001 non pas à l'extraordinaire année précédente mais à l'exercice 1999 plus normal car moins euphorique. Cela permet à certains - pas à tous - d'afficher des chiffres en croissance. A défaut de trouver dans l'avenir des motifs d'optimisme, on a les petites joies qu'on peut.

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