TUI veut aussi une part du gâteau des vols à bas prix

On devrait prochainement friser l'embouteillage sur le marché européen des compagnies aériennes à bas prix. En cette période tourmentée pour le transport aérien, les succès insolents de Ryanair ou d'EasyJet font des émules dans le secteur. L'allemand TUI (ex-Preussag), qui a pris le contrôle de Nouvelles Frontières en janvier, a confirmé ce matin son intention de créer à son tour une compagnie aérienne "low-cost", baptisée "Hapag-Lloyd Express". TUI compte transporter quelque 1,3 million de passagers au cours de la première année de fonctionnement de la compagnie Cette annonce intervient alors qu'en Allemagne, il y a un peu moins de quinze jours, Lufthansa annonçait que sa filiale Eurowings proposera à partir de cet automne un service de vols à bas prix. En Grande-Bretagne, un tour-opérateur a annoncé début août la création de sa compagnie à bas-prix, MyTravelLite. En France, deux anciens du transport aérien réfléchissent avec l'ancien patron de Nouvelles Frontières, Jacques Maillot, au lancement d'une compagnie "low-cost", baptisée Flyeco.Fin juin, le président de TUI, Michael Frentzel, avait justifié la décision d'entrer sur le marché par les fortes perspectives de croissance du segment qui peut lui permettre d'atteindre une nouvelle clientèle, mais également par les craintes, en n'y étant pas présent, de laisser les compagnies à bas prix élargir leurs destinations sur celles desservies classiquement par les compagnies charter. TUI, numéro un européen du tourisme, a connu un premier semestre 2002 difficile qui s'est soldé par une perte nette de 127,9 millions d'euros, après un bénéfice de 134,2 millions d'euros l'an dernier à la même époque. Le groupe est néanmoins parvenu a dégager un bénéfice opérationnel de 117 millions d'euros, en baisse de 66% par rapport à la même période de 2001. Le chiffre d'affaires semestriel du groupe a quant à lui subi une érosion d'environ 15% à 9,27 milliards d'euros. Malgré ces chiffres en recul par rapport à l'an dernier, la direction du groupe estime avoir enregistré de bons résultats dans un contexte difficile. Pas question néanmoins de verser dans un excès d'optimisme. La direction de TUI ne prévoit pas d'afficher en 2002 d'aussi bons résultats qu'en 2001 et s'abstient de tout pronostic trop précis en raison de l'incertitude des conditions économiques actuelles.latribune.fr

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