E.ON tiendra ses objectifs 2002 grâce aux cessions d'actifs

E.ON, pilier de l'économie allemande, reste solide sur ses bases. Le numéro un de l'énergie outre-Rhin, oubliant momentanément les démêlés avec les autorités de la concurrence au sujet du rachat de Ruhrgas (lire ci-contre), vient de publier des résultats trimestriels et semestriels. Des chiffres marqués par les effets de sa stratégie de croissance externe dans l'énergie couplée aux cessions d'actifs non stratégiques.Le groupe a gagné 201 millions d'euros au deuxième trimestre, un chiffre en baisse de 18% sur un an, tandis que le chiffre d'affaires a reculé de 14,7%, à 9,065 milliards. Sur l'ensemble du premier semestre, les ventes du groupe ont reculé de 15%, à 18,658 milliards d'euros, principalement en raison des cessions opérées dans la chimie (le chiffre d'affaires de la division a chuté de 41%), le pôle énergie affichant une progression de 36% de son activité. Le résultat net semestriel, lui, a triplé, à 3,413 milliards d'euros, tandis que le résultat d'exploitation s'affiche en hausse de 42%, à 2,352 milliards d'euros.Pour l'ensemble de l'année 2002, E.ON prévoit d'augmenter son résultat d'exploitation par rapport à l'an dernier, sans toutefois maintenir le rythme de croissance du premier semestre. En revanche, la première consolidation du britannique Powergen, dont l'acquisition, pour 8,1 milliards d'euros au total, a été finalisée le 1er juillet, devrait générer "une légère charge sur le résultat opérationnel après coûts d'acquisitions". Quoi qu'il en soit, le groupe table toujours sur un résultat net annuel qui "excédera nettement le chiffre de l'année précédente, grâce à d'importantes cessions". Car E.ON, qui a signé certaines des plus importantes acquisitions du secteur ces dernières années, est contraint de maigrir pour améliorer sa rentabilité... Et se plier aux exigences des autorités, évidemment soutenues par la concurrence. Outre la filiale de spécialités chimique Degussa, dont RAG devrait prendre la majorité du capital d'ici juin 2004 si le rachat de Ruhrgas est mené à terme, le groupe doit se séparer de Gelsenwasser (eau), de plusieurs distributeurs régionaux allemands de gaz et de plusieurs participations minoritaires. A la Bourse de Francfort, l'action E.ON cédait 1,01% à 50,88 euros en fiin d'après-midi. Au même moment, l'indice DAX chutait de 3,24%.

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