Londres se porte au secours de British Energy

Une fois de plus, le gouvernement britannique est appelé au chevet d'un ancien groupe public. Après Railtrack, la société chargée du réseau ferroviaire britannique, et le NATS (National Air Traffic Services), le consortium qui gère le contrôle aérien du pays, British Energy est le troisième service public privatisé à avoir besoin de l'Etat et ce, en moins d'un an.Privatisé en 1996, Britih Energy, qui assure 20% des besoins en électricité du pays grâce à ses huit centrales nucléaires, avait lancé un SOS jeudi dernier en annnonçant qu'il avait besoin d'une aide urgente sous peine de faillite. L'appel a été entendu par le gouvernement de Tony Blair qui a consenti au groupe une garantie bancaire à court terme de plus de 650 millions d'euros. Cette aide n'est valable que jusqu'au 27 septembre. Durant cette période, le groupe devra mener avec les pouvoirs publics des négociations sur sa restructuration à plus long terme. Déjà de nombreuses voix, notamment au sein des organisations syndicales, se font entendre pour réclamer une renationalisation de l'entreprise.British Energy, dont les pertes se sont montées en 2001 à 817 millions d'euros, souffre de la faiblesse des prix de gros de l'électricité. Et c'est justement la déprime persistante de ces prix qui a poussé le groupe à revoir ses besoins de financement et à tirer la sonnette d'alarme. Suspendu de la cote vendredi matin, le titre British Energy a de nouveau été coté aujourd'hui à la Bourse de Londres. En milieu d'après-midi, il perdait 64% de sa valeur à 28,75 pence.

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