IBM confiant pour le quatrième trimestre

Après Intel, dont les moroses perspectives avaient jeté un coup de froid sur les marchés mercredi, la présentation des résultats trimestriels d'IBM et surtout les commentaires des dirigeants du groupe sur la tenue de l'activité dans les mois à venir étaient attendus avec anxiété par les milieux financiers. Ils ont visiblement été rassurés : en milieu de journée à Wall Street, l'action IBM gagnait 10,89% à 71,97 dollars, entraînant dans son sillage la plupart des valeurs technologiques. Le Nasdaq gagnait ainsi 3,31% à la mi-séance.Le directeur financier d'IBM, John Joyce, a en effet annoncé mercredi soir que le groupe tablait, pour le quatrième trimestre, sur une hausse de 12% de son activité, des propos rassurants au moment où de nombreuses sociétés du secteur ont fait part de leurs doutes sur la réalité du traditionnel rebond des ventes en fin d'année. Cette hausse permettrait au chiffre d'affaires du dernier trimestre d'atteindre 27,36 milliards de dollars. La prévision d'IBM ne tient pas compte de l'acquisition récente de PricewaterhouseCoopers ,qui gonflera d'un milliard de dollars le chiffre d'affaires des trois derniers mois de 2002.Même si John Joyce reconnait que l'environnement économique reste difficile et que les clients restent prudents au moment de signer d'importants contrats de services informatiques, il considère que ceux-ci "continuent de dépenser". Autre point positif à mettre au compte d'IBM, la progression de 2% au troisième trimestre du chiffre d'affaires de l'activité "Global Services" (services informatiques). Cette division, qui représente plus de 40% de l'activité du groupe, avait vu ses ventes baisser au trimestre précédent et de nombreux analystes s'inquiétaient de sa performance après le "profit warning" délivré le mois dernier par EDS, très présent sur ce domaine.Dans le détail des chiffres, IBM accuse pour le troisième trimestre une baisse de 18% de son bénéfice net à 1,3 milliard de dollars pour un chiffre d'affaires de 19,8 milliards de dollars. Mais le groupe souligne que si l'on exclut de ce résultat l'activité disques durs, dont la vente au japonais Hitachi sera réalisée avant la fin de l'exercice, alors le bénéfice progresse légèrement à 1,7 milliard de dollars, soit un bénéfice par action de 99 cents, après 97 cents au même trimestre de l'an dernier.Au vu de ces résultats, Merrill Lynch a revu à la hausse son opinion sur IBM, conseillant l'achat du titre. Steven Milunovich, son vice-président en charge du secteur, souligne les bons points marqués par le groupe dans la micro-électronique - la division est désormais proche de l'équilibre - et dans le hardware, grâce aux bonnes performances de ses serveurs et de ses produits de stockage, dont les ventes sont en hausse par rapport à l'an dernier. "IBM surpasse largement la concurrence grâce à une stratégie et une exécution supérieures, même si la faiblesse des dépenses de haute technologie peut limiter sa progression", résume l'analyste.Big Blue ne profite pas de la hausse des ventes de PC en Europe. S'il met en avant les bonnes performances de sa gamme de serveurs et de ses produits de stockage, IBM reste discret sur les résultats de sa division PC, mentionnant simplement que ses ventes ont reculé au troisième trimestre par rapport à l'an dernier. Une tendance confirmée par la dernière étude de Gartner Dataquest sur les ventes d'ordinateurs personnels en Europe, Moyen-Orient et Afrique : sur un marché qui a rebondi de 7% au troisième trimestre, après cinq trimestres de baisse, IBM a vu ses ventes reculer de 3,5%. La légère reprise des marchés européens (en particulier de l'Allemagne), alimentée par les achats des particuliers et des PME, a surtout profité à Dell (+10,6%) et au taiwanais Acer (+22,4%).

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