Lastminute marque une pause après ses acquisitions

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Quand on vend des billets d'avions et des séjours de vacances, il est logique que l'on finisse par avoir envie de souffler un peu. C'est le cas de Lastminute, le spécialiste britannique de la vente en ligne de billets, séjours et produits de loisirs (location de voitures, billeterie de spectacles, etc...). Le groupe, dont les résultats trimestriels confirment la progression vers la rentabilité nette, entend désormais "marquer une pause", a expliqué son directeur financier à l'agence AFX, après les trois acquisitions réalisées depuis le début de l'année, dont celle du français Travelprice le mois dernier pour 49,6 millions d'euros (lire ci-contre).Lastminute, qui fait désormais partie des "survivants" solides du krach de la nouvelle économie, peut se permettre cette "pause". Les résultats publiés pour le troisième trimestre de l'exercice 2001-2002 confirment en effet les tendances rassurantes suivies par la société : la rentabilité d'exploitation, déjà atteinte le trimestre dernier au Royaume-Uni et en France, a augmenté, et la perte nette se réduit rapidement. Lastminute, également propriétaire de Degriftour, affiche pour la période avril-juin un volume de transactions de 61 millions de livres (96,7 millions d'euros), en hausse de 108% sur un an et de 50% par rapport au trimestre précédent. Quant au chiffre d'affaires (les commissions encaissées sur les produits et services vendus par les sites du groupe), il atteint 8,38 millions de livres (13,3 millions d'euros), en hausse de 90% sur un an. Autre point fort de l'activité : l'amélioration du taux de conversion (pourcentage de visiteurs des sites effectuant un acte d'achat), passé en trois mois de 12,4 à 20,7%. La marge brute a néanmoins baissé, à 12,9% contre 15% sur le trimestre précédent. Une évolution que Lastminute explique par la part croissante des produits à marge réduite, comme les vols secs, dans son activité.La perte brute d'exploitation (Ebitda négatif) a ainsi été à 1,9 million de livres sur le trimestre, soit quatre fois moins que l'an dernier à la même époque. Et la perte avant impôts revient de 9,2 à 4 millions de livres, soit 1,3 million de moins qu'au deuxième trimestre de l'exercice.L'été, trimestre le plus actif pour les agences de voyages, devrait accentuer ces évolutions positives. Sans empêcher le groupe de poursuivre l'intégration de Travelselect et The Destination Group, les deux premières acquisitions de l'année : d'ici la fin septembre, leurs activités seront regroupées au sein d'une "agence de voyage globale unique", générant ainsi des économies "substantielles". Le groupe vise ainsi toujours, à court terme, la rentabilité nette et un cash flow positif.En Bourse, ces résultats n'ont pas surpris les investisseurs : Lastminute, dont le cours a plus que triplé depuis le début de l'année, est l'un des titres favoris du secteur. Il gagnait 1,04% en clôture mercredi à Londre, à 96,5 pence, non loin de son plus haut niveau sur un an.

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