Global Crossing satisfait de ses résultats semestriels

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Moribond et pourtant en bonne santé. Telle est l'image que s'efforce de donner Global Crossing, l'opérateur de réseaux internationaux en faillite depuis la fin janvier. En publiant ses résultats semestriels, le groupe a mis en avant ses performances financières, égales voire supérieures aux prévisions présentées à ses créanciers au mois de mars. Le chiffre d'affaires a ainsi atteint 1,464 milliard de dollars, soit 28 millions de plus que prévu, tandis que les dépenses d'exploitation n'ont pas dépassé 533 millions, six de moins que dans le budget. Résultat : la trésorerie du groupe atteignait 857 millions de dollars fin juin, alors qu'il s'attendait à la voir tomber à 719 millions. Le "cash burn" (consommation de trésorerie nette) a ainsi été limité à 115 millions de dollars depuis le dépot de bilan. L'Ebitda, quant à lui, reste bien sur dans le rouge, mais de 203 millions de dollars seulement, pour un objectif de 213 millions de pertes. Ces résultats ne prennent pas en compte les performances de la filiale Asia Global Crossing. Ces chiffres tombent à point nommé pour les actuels dirigeants du groupe : les actifs de Global Crossing doivent être mis aux enchères aujourd'hui même, et sa relative bonne santé ne peut que favoriser la montée des offres des repreneurs potentiels. Cette vente, qui inclut notamment le réseau de fibre optique construit par le groupe, reliant 200 villes dans le monde, a été repoussée à deux reprises le mois dernier.Même si le processus d'enchères aboutit, le sort de Global Crossing ne sera pas définitivement réglé : l'entreprise fait l'objet de plusieurs enquêtes sur ses pratiques comptables et est visée par une soixantaine de plaintes d'actionnaires. La faillite de l'opérateur se classe - pour l'instant - au quatrième rang des plus grosses banqueroutes de l'histoire américaine. Au moment de son dépôt de bilan, Global Crossing affichait 22,4 milliards de dollars d'actifs et 12,4 milliards de dettes. A titre de comparaison, selon un calcul effectué par le Financial Times, son fondateur Gary Winnick a gagné 512 millions de dollars entre 1999 et 2001 en cédant des actions du groupe sur les marchés financiers.

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