Telefonica voudrait limiter sa perte 2002 à 3,6 milliards d'euros

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L'heure est à l'austérité et à la vente d'actifs non stratégiques chez Telefonica. Après le choc provoqué fin juillet par la décision d'arrêter purement et simplement les investissements dans l'UMTS hors d'Espagne, l'opérateur voudrait, selon le quotidien El Pais, limiter sa perte nette annuelle à 3,6 milliards d'euros.Un objectif qui semble peu ambitieux en apparence, mais qui nécessitera néanmoins des actions énergiques : sur les six premiers mois de l'année, le groupe a accusé une perte nette de 5,57 milliards d'euros. A elle seule, la provision passée pour couvrir les coûts liés à l'UMTS a atteint 4,837 milliards. Les 3,6 milliards de perte annuelle évoqués par El Pais, sous-entendent donc que le second semestre se termine sur un bénéfice net d'environ deux milliards d'euros. Pour y parvenir, explique le quotidien, le patron du groupe, Cesar Alierta, a expliqué à son conseil d'administration qu'il comptait sur les cessions d'actifs. En effet, de son aveu même, le résultat courant ne devrait pas dépasser 900 millions d'euros. Cesar Alierta espère donc tirer 300 millions de la vente d'actifs immobiliers et 700 millions de la cession de participations diverses, à commencer par le groupe de production télévisée néerlandais Endemol. Telefonica, qui en a pris le contrôle en 2000 pour cinq milliards d'euros, pourrait vendre tout ou partie de ses actions. Sans toutefois pouvoir espérer réaliser une plus-value sur l'opération.Selon El Pais, ces cessions viseraient notamment à compenser les pertes subies, en raison de l'arrêt des projets UMTS en Italie, en Autriche, en Suisse et surtout en Allemagne, par ses grands actionnaires, principalement les banques BBVA et Caixa.Conséquence du coup d'arrêt aux investissements UMTS : Quam, la filiale commune à Telefonica et Sonera en Allemagne, pourrait supprimer 800 de ses 900 postes au cours des prochains mois, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Un porte-parole de la société s'est refusé à commenter le chiffre, admettant simplement que les effectifs allaient être "nettement" réduits. "Nous ne sommes plus actifs sur le plan opérationnel", a-t-il expliqué. Les salariés restant auront donc pour seule mission de se conformer aux obligations légales liées à la licence UMTS, payée 8 milliards d'euros il y a tout juste deux ans. Quam, qui n'avait pas de licence GSM, revendait sous sa marque des abonnements achetés à son concurrent E-Plus, filiale de KPN. Il revendiquait 200.000 clients, soit moins de 1% du marché allemand.

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