AOL continue de souffrir de la crise de la publicité en ligne

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Présenté naguère comme le futur moteur de la croissance du numéro un mondial des médias, Internet serait-il en train de devenir son boulet ? AOL Time Warner vient en tout cas de revoir à la baisse les prévisions de résultats financiers d'America Online, sa branche Internet. En cause : la déprime persistante du marché de la publicité en ligne.Le chiffre d'affaires d'AOL issu de la vente d'espaces et du commerce électronique ne devrait pas dépasser 1,7 milliard de dollars - et pourrait même être inférieur de 5% à ce nouvel objectif. En juillet, Wayne Pace, le directeur financier du groupe, tablait encore sur des revenus de 1,8 à 2,2 milliards de dollars. Il semble donc que le redressement relatif du marché anticipé pour le quatrième trimestre ne soit désormais plus qu'un voeu pieux pour le premier fournisseur d'accès mondial, qui compte quelque 34 millions de clients.Et la déception en termes de chiffre d'affaires aura logiquement un impact sur la rentabilité opérationnelle de la branche : l'Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) d'AOL devrait se situer entre 1,7 et 1,8 milliard, au lieu des 1,8 à 2,2 milliards attendus jusqu'à présent. En revanche, ces mauvais résultats ne remettent pas en cause les prévisions touchant l'ensemble d'AOL Time Warner : mettant en avant les performances opérationnelles "solides" de ses autres activités, le groupe table toujours sur une croissance de son chiffre d'affaires située entre 5 et 8% et sur une progression de 5 à 9% de l'Ebitda. Pour le seul troisième trimestre, la hausse des revenus, tout comme celle de l'Ebitda, devrait se situer entre zéro et 5%. En Bourse, l'action AOL Time Warner, qui a passé la majeure partie de la séance de lundi dans le rouge, a profité de la remontée générale du marché et a terminé en hausse de 1,52% à 13,33 dollars. La révision à la baisse des prévisions n'est pas la première mauvaise surprise réservée au marché par America Online : soupçonnée d'avoir gonflé les revenus générés par certains partenariats commerciaux, la division fait l'objet d'une enquête des autorités boursières sur ses pratiques comptables. Et Richard Parsons, le nouvel homme fort du groupe, a réorganisé en juillet l'organigramme de direction, évinçant Robert Pittman pour placer AOL sous la responsabilité de Jonathan Miller, venu de USA Networks et lui-même chapeauté par Dan Logan, le patron de Time.

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