La nouvelle étape du procès Microsoft retardée d'une semaine

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Usant d'un art consommé du compromis, la juge Colleen Kollar-Kotelly, en charge du dossier Microsoft, a décidé de retarder d'une semaine le début des nouvelles audiences visant à étudier l'opportunité de sanctions contre le numéro un mondial des logiciels. Microsoft avait demandé deux semaines de délai, alors que l'ouverture des audiences était prévue pour lundi. Le groupe estimait ce délai nécessaire pour lui permettre d'examiner les nouvelles demandes de sanctions formulées par les neuf Etats américains ayant refusé d'approuver l'accord amiable qu'il a conclu en novembre avec l'administration fédérale. Les audiences ne débuteront donc que le 18 mars, a tranché la juge Kollar-Kotelly. Les neuf Etats encore plaignants, parmi lesquels la Californie et le Massachusetts, qui accueillent de grands concurrents de Microsoft, demandent que soit imposée au groupe de Bill Gates l'obligation de commercialiser une version "modulable" de son système d'exploitation Windows XP, permettant aux utilisateurs de désactiver le navigateur Internet Explorer et le lecteur multimédia Media Player. Mercredi, la juge Kollar-Kotelly, qui doit encore rendre sa décision sur le projet d'accord amiable de novembre, avait présidé une audience réunissant Microsoft et les représentants du département de la Justice (DoJ). Les deux parties l'ont logiquement appelée à donner son aval au texte, soulignant qu'une fermeture rapide du dossier serait dans l'intérêt général. Un avis qui est cependant loin de faire l'unanimité : sur les 30.000 contributions reçues par le DoJ, la moitié était défavorable au texte. Des critiques qui ont d'ailleurs incité Microsoft et le DoJ à apporter certaines modifications à leur projet.La saga des ennuis judiciaires de Microsoft ne s'arrêtera en tout cas pas avec ce procès. Vendredi, en effet, Sun Microsystems a annoncé le dépôt d'une plainte contre le géant des logiciels pour pratiques anticoncurrentielles. Déposée devant un tribunal de San Jose, en Californie, cette procédure vise à obtenir des sanctions après les "dommages infligés par le comportement anticoncurrentiel de Microsoft concernant la plateforme Java", a indiqué Sun dans un communiqué. Le groupe, qui fabrique des systèmes informatiques pour les entreprises, dénonce aussi "les efforts illégaux de Microsoft pour maintenir et étendre son monopole".

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