Orange Suède demande trois ans de délai pour achever son réseau UMTS

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Orange Sverige, filiale suédoise d'Orange, a demandé à l'autorité suédoise des télécommunications (PTS) un délai de trois années supplémentaires pour construire son réseau de téléphonie mobile de troisième génération (UMTS). Alors que les quatre détenteurs de licences UMTS dans le pays doivent théoriquement pouvoir proposer des services à l'ensemble de la population à la fin 2003, Orange a demandé que ce délai soit porté à fin 2006, et que seuls 8,3 millions de personnes soient concernés, contre théoriquement 8,86 millions - ce qui économiserait de coûteuses installations dans des régions peu denses. Orange est ainsi le premier détenteur d'une licence UMTS à vouloir renégocier les conditions avec l'autorité suédoise des télécommunications, PTS, qui rendra sa réponse dans les prochains jours. Si cette réponse est positive, Orange Suède pourrait réduire ses commandes à Alcatel, l'équipementier retenu pour la fourniture des équipements de réseaux nécessaires.A la recherche d'économies depuis longtemps déjà, la filiale suédoise de France Télécom avait rejoint en janvier le 3GIS (3G Infrastructure Services), la société commune créée par deux de ses concurrents sur le marché de la 3G, le consortium H3iG (créé par Hutchison Whampoa et le puissant groupe local Investor) et Vodafone. 3GIS doit permettre le partage des coûts de mise à niveau du réseau pour des régions couvrant 70% de la population suédoise. Orange doit assumer seul la couverture des 30% restants, principalement dans les principales villes du pays. La quatrième licence UMTS accordée - gratuitement - fin 2000 par le gouvernement de Stockholm est détenue par Tele2, allié depuis à l'opérateur historique Telia.Immédiatement après l'annonce de la requête d'Orange, Tele2 et H3iG ont indiqué qu'il n'avait aucune intention de retarder leurs programmes d'équipement. En revanche, Vodafone ne cache pas que son groupe réfléchit également à une demande de report. Selon un porte-parole de sa filiale suédoise (détenue à 71%), les exigences techniques des collectivités locales pour l'implantation des antennes risquent de retarder la construction du réseau.

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