EADS vise une marge d'exploitation stable en 2002

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EADS garde le cap malgré les turbulences. Même si la crise du transport aérien n'est pas pour favoriser le secteur, le consortium européen (propriétaire d'Airbus à 80%) n'exclut pas de dépasser ses objectifs de résultats pour 2001.Ainsi, l'Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) pour l'année écoulée sera "totalement en ligne avec l'objectif de croissance de 15%, voire même légèrement au-dessus", annonce le groupe dans un communiqué. Promesse tenue, donc, pour Philippe Camus, le président du groupe. Et ce grâce à des synergies plus importantes que prévu : elles ont atteint 100 millions d'euros sur l'année, soit 60% de plus qu'attendu. Le chiffre d'affaires, lui, a progressé de 27% l'an dernier à 30,8 milliards d'euros, contre 24,2 milliards d'euros en 2000. Le groupe pronostiquait une progression de 20% de ses revenus. Airbus, dont les ventes ont bondi de 38% à 20,5 milliards d'euros, a contribué à hauteur de 85% à la croissance de l'ensemble. Récemment, le groupe avait indiqué avoir livré 325 appareils en 2001, contre 311 en 2000.Mais le chiffre d'affaires n'a pas seulement été dopé par le dynamisme commercial du groupe. EADS a en effet bénéficié pour la première fois de la consolidation à 100% (et non plus à 80%) de sa filiale Airbus SAS. Sur une base comparable, le communiqué précise que la croissance a été de 10%. En outre, la "persistance d'un dollar fort" a elle-aussi participé à la hausse du chiffre d'affaires.Parallèlement à sa confiance sur l'exercice 2001, le groupe voit aussi son avenir avec sérénité. Fort de 274 nouvelles commandes nettes en 2001 (dont 85 pour l'A380), le carnet de commandes de la division Airbus s'est enrichi de 50,3 milliards d'euros. Et à l'échelle du groupe EADS, les prises de commandes ont atteint le niveau record de 60,2 milliards d'euros. Du coup, le carnet de commande d'EADS s'élève à 183,7 milliards d'euros, en hausse de 39% en un an.De surcroît, le groupe rappelle qu'après le 11 septembre il a adopté des mesures de réduction de coûts et des objectifs d'économies qui, couplés aux synergies issues de l'intégration, devraient lui permettre de préserver sa rentabilité. Aussi table-t-il pour 2002 sur une marge d'exploitation, hors dépenses de recherche et développement, en ligne avec celle de l'an dernier. Mais les coûts de développement d'Airbus devraient progresser, en raison du lancement du programme du "superjumbo" A380. A la Bourse de Paris, l'action EADS s'est adjugée 0,78% à 13 euros mercredi à la clôture. Le titre affiche un recul de 4,69% depuis le début de l'année et surperforme ainsi de 2 points le CAC 40.latribune.f

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