Flextronics tire parti du recours accru à la sous-traitance

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Profitant de la tendance accrue au recours à la sous-traitance dans l'électronique grand-public, la high-tech et les télécoms, Flextronics a bien encaissé le choc du dernier trimestre 2001 (le troisième de son exercice fiscal 2001-2002) : la hausse de 21% de son bénéfice en rythme annuel, à 82 millions de dollars (soit 16 cents par action), et la progression de 6,6% de son chiffre d'affaires, à 3,45 milliards de dollars, pourraient même faire envie à certains de ses clients. Flextronics, dont les 70.000 salariés fabriquent, pêle-mêle, des pièces détachés, des composants ou des produits finis pour des grands noms tels que Dell, Cisco Systems, Alcatel, Nokia ou Philips, a en outre réaffirmé ses prévisions pour le trimestre en cours : il table sur un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de dollars (en léger recul sur la période octobre-décembre, la période des fêtes dopant les ventes au secteur de l'électronique grand-public) et sur un bénéfice par action de 15 cents. Mais s'il vise la place de numéro un mondial du marché de la sous-traitance électronique - un chiffre d'affaires global de 100 milliards de dollars, dont il dispute la plus grosse part à Solectron - Flextronics n'échappe pas à la chasse aux coûts : comme le résume son PDG Michael Marks, "dans notre secteur, il est toujours relativement plus facile d'augmenter son chiffre d'affaires que ses bénéfices". Un principe encore plus vrai en période de ralentissement de la consommation des ménages et des investissements des entreprises, lorsque les marges sont sous pression. Les bons résultats du dernier trimestre ne font ainsi pas oublier que le groupe a annoncé en octobre la réduction de 20% de ses capacités de production et la suppression de 10.000 postes, un plan social qui devrait principalement toucher les Etats-Unis (lire article ci-contre).Le groupe, qui fait de l'amélioration de la rentabilité sa priorité absolue, affirme donc vouloir continuer à réduire ses coûts, en rationalisant ses installations. Cette politique vise aussi à placer Flextronics en bonne position pour le gain de nouveaux contrats : déjà chargé de la fabrication de la console de jeu Xbox de Microsoft en Amérique et en Europe, il vise l'éventuel contrat de la fabrication pour l'Asie. Un marché sur lequel il aura fort à faire face aux sous-traitants taiwanais et hongkongais. A elle seule, estiment les analystes, la Xbox pourrait générer un chiffre d'affaires total d'un milliard de dollars pour les sous-traitants chargés de sa fabrication. Sur le Nasdaq, l'action Flextronics gagnait 1,13% en milieu de séance jeudi, à 23,99 dollars.latribune.fr

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