Deutsche Telekom prêt à céder des parts de T-Online et T-Mobile

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Pour résoudre le casse-tête de son endettement, Deutsche Telekom passe en revue toutes les options possibles. Selon l'édition du Financial Times Deutschland de jeudi, l'opérateur historique allemand songe à céder des parts de ses filiales Internet et de téléphonie mobile T-Online et T-Mobile. Si aucune décision définitive n'a été prise pour l'instant, ces hypothèses ont été évoquées par les dirigeants du groupe lors d'une conférence avec les analystes.Les parts minoritaires des deux sociétés ne seraient pas mises en Bourse mais vendues directement à d'autres groupes ou à des sociétés d'investissements. Deutsche Telekom pourrait céder 10% de T-Mobile. Une opération qui lui rapporterait jusqu'à 2 milliards d'euros. Par ailleurs, la filiale de téléphonie mobile pourrait encore être introduite en Bourse cette année, aux yeux de certains analystes, en dépit des conditions de marché franchement défavorables à ce type d'opération.Concernant le fournisseur d'accès Internet T-Online, coté à Francfort, l'opérateur télécoms n'en vendrait qu'une petite part. Combinée, la vente globale permettrait au groupe d'encaisser 3 milliards d'euros, selon une étude Goldman Sachs citée par le Financial Times Deutschland. En revanche, la cession de VoiceStream, sa filiale américaine, qui avait été également envisagée, ne serait plus à l'ordre du jour. Les analystes considèrent actuellement que VoiceStream est l'un des principaux moyens pour l'opérateur de soutenir la croissance de ses bénéfices. S'en débarasser ou fusionner la structure avec Cingular Wireless ou avec AT&T Wireless reviendrait pour le groupe à se priver de cette précieuse entrée d'argent. Ainsi, selon les analystes, il vaudrait mieux pour Deutsche Telekom accepter une introduction en Bourse de T-Mobile à bas prix, afin de traiter ses problèmes de liquidités, que se priver de VoiceStream. Au deuxième trimestre, VoiceStream a généré en séquentiel un Ebitda en hausse de 50% à 156 millions de dollars.  L'ensemble de ces réflexions entre dans le cadre de la politique de désendettement de Deutsche Telekom. En publiant ses résultats semestriels en août dernier, l'opérateur reconnaissait qu'il lui manquait encore entre 4 et 7 milliards d'euros d'ici fin 2003 s'il voulait tenir son objectif de désendettement. Supportant une dette actuelle de 64 milliards d'euros, le groupe prévoit de la ramener à 50 milliards d'ici fin 2003. Et le plan de cessions actuel s'avère insuffisant. Les mesures portent sur la vente d'actifs immobiliers pour 4 à 5 milliards, celle des réseaux câblés pour 2,5 à 3,5 milliards et la cession de divers autres actifs non-stratégiques pour 2 milliards environ. Soit 8,5 à 10,5 milliards au total. Le patron intérimaire de Deutsche Telekom, Helmut Sihler, qui a succédé en juillet à Ron Sommer, doit présenter ses projets en novembre. A Francfort, le titre Deutsche Telekom perd 1,99% en fin de journée à 9,83 euros. T-Online recule de 1,62% à 7,90 euros.

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