Bertelsmann envisage de céder BOL et Barnesandnoble.com

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Gunter Thielen, le nouveau patron de Bertelsmann, a clairement décidé d'éliminer les foyers de pertes et veut accélérer le recentrage du groupe sur ses métiers traditionnels. Ainsi, le groupe de médias allemand envisagerait de céder son site de produits culturels BOL. Les discussions auraient été engagées avec plusieurs repreneurs potentiels, dont Amazon. Une telle opération permettrait au numéro un mondial dans la vente en ligne de livres de conforter ses positions en se débarrassant de son plus sérieux concurrent.BOL, qui s'est déjà restructuré en arrêtant ses activités dans certains pays dont la France, reste actuellement le numéro deux mondial dans la librairie en ligne, même s'il est moitié moins gros que son principal concurrent. Pourtant, si BOL détient une part de marché confortable et vient même en tête dans certaines zones géographiques dont la Scandinavie et les Pays Bas, il reste déficitaire. En 2001, il a subi une perte de 30 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros. Parallèlement, Bertelsmann chercherait à se désengager de son autre librairie en ligne, Barnesandnoble.com, dont il détient 35,2%, le reste appartenant au libraire américain du même nom. La vente du site, étudiée séparemment de celle de BOL, serait moins pressée. Et une source citée par l'AFP affirme lundi que si la vente de BOL n'est pas improbable, celle de Barnesandnoble.com n'est pas à l'ordre du jour.Gunter Thielen voudrait également mettre un point final à l'aventure Napster, le site de musique qui doit toujours sortir en version payante. Napster, qui connut son heure de gloire en connectant 60 millions d'utilisateurs à travers le monde, s'est attiré les foudres des maisons de disques, avec lesquelles il n'a toujours pas résolu ses problèmes juridiques. Dernièrement, Bertelsmann lui avait permis d'éviter la faillite de justesse en réinjectant 8 millions de dollars (lire ci-contre).La vente dans son intégralité de BeMusic, qui rassemble toutes les activités de distribution musicale du groupe - dont CD Now et My Play (stockage de fichier) - serait également venue sur le tapis. L'information a néanmoins été démentie par la source citée par l'AFP lundi matin.En se désengageant de ses activités Internet, Gunter Thielen a l'intention d'éliminer un foyer de pertes non négligeable. DirectGroup, la filiale qui chapeaute les activités de commerce électronique, a subi une perte de 127 millions d'euros au deuxième semestre 2001. Le nouveau PDG prend donc à contre-pied la stratégie de son prédécesseur Thomas Middelhoff, un temps désireux de faire de Bertelsmann un concurrent d'AOL Time Warner. Il compte se reconcentrer sur la télévision, la radio, avec RTL Group, et l'édition, avec Random House.

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