France Télécom vend Stellat à Eutelsat

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Pas de vacances d'été pour le programme de cessions de France Télécom, au contraire. Michel Bon et son équipe, manifestement soucieux de donner des gages aux investisseurs en matière de désendettement, signent presque quotidiennement des ventes d'actifs. En huit jours, l'opérateur aura ainsi bouclé la sortie de STMicroelectronics, la vente du câblo-opérateur néerlandais Casema à Liberty Media et, aujourd'hui, celle de sa filiale Stellat à Eutelsat. Cette dernière opération n'est pas la plus importante des trois, mais elle rapportera quand même quelque 180 millions d'euros au groupe. Stellat, filiale commune à France Télécom et Europe*Star (filiale d'Alcatel Space et de la société américaine Loral Space & Communications), est la société propriétaire du satellite Stellat 5, lancé le 5 juillet dernier par la fusée Ariane 5. Cet engin de quatre tonnes doit assurer pour quinze ans la succession du satellite de transmission Télécom 2C. Principalement pour la transmission de chaînes de télévision, mais aussi pour la diffusion de programmes télévisés à usage professionnel ou pour le trafic Internet à haut débit. Il couvre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.Pour France Télécom, cette cession constitue une nouvelle étape dans la sortie programmée du groupe du marché des satellites. "France Télécom n'a en effet pas besoin d'exploiter directement des satellites pour continuer à fournir les services de télécommunications que lui achètent ses clients. Nous continuerons bien entendu d'utiliser les infrastructures satellites pour acheminer notre trafic et développer des services spécifiques", explique dans un communiqué Jean-Yves Gouiffès, directeur exécutif de la branche Réseaux du groupe.Le mois dernier, France Télécom a engagé des négociations exclusives avec le groupe Eurazeo pour la vente des 23,1% qu'il détient dans Eutelsat, l'ex-consortium européen d'opérateurs nationaux, devenu société privée. L'opération pourrait lui rapporter 800 millions d'euros (lire ci-contre). Il reste à Michel Bon à trouver des acquéreurs pour ses parts dans Intelsat et Inmarsat.

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