AOL et AT&T cherchent un accord sur Time Warner Entertainment

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L'avenir de Time Warner Entertainment, le groupe de télévision câblée et de production cinéma et télé détenue par AT&T et AOL Time Warner, reste en suspens. Mais ses deux principaux actionnaires recherchent activement une solution permettant de satisfaire la volonté d'AT&T de se désengager. En attendant, ils ont annoncé mardi la suspension temporaire du projet d'introduction en Bourse de la participation d'AT&T, qui s'élève à 27,6% depuis 2000, et négocient une solution alternative. Les deux groupes n'ont pas donné de plus amples détails sur la nature de leur discussions mais, selon le Wall Street Journal, ils pourraient réorganiser le capital de Time Warner Entertainement. Les studios de cinéma et la chaîne câblée Home Box Office seraient transférés directement dans AOL. Afin de rémunérer ce transfert, AT&T pourrait accroître sa participation d'actuellement 35% dans Time Warner Cable, filiale de TWE. Time Warner Entertainement serait alors un câblo-opérateur classique, plus facile à évaluer pour les investisseurs potentiels. Etape suivante: une part minoritaire de la nouvelle entité serait introduite sur le marché. Au terme de l'opération, AT&T conserverait 45% des parts de la nouvelle version du câblo-opérateur, croit savoir le Wall Street Journal. Comcast, qui a repris AT&T Broadband, a été associé aux discussions. En effet, la nouvelle structure doit hériter des 27,6% d'AT&T. Un accord définitif pourrait être trouvé dès la semaine prochaine.Afin de mener tranquillement les discussions, AT&T et AOL Time Warner ont demandé à Bank of America de ne pas révéler le montant de la valorisation de Time Warner Entertainment, qu'ils lui avaient demander d'estimer en vue de la mise en Bourse des parts de l'opérateur télécoms.Les négociations sur le dossier TWE ont donc beaucoup évolué. Au départ, il était prévu que AT&T revende tout simplement sa part à AOL Time Warner. Mais les deux groupes ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une valorisation de cette participation, estimée par certains analystes à près de 10 milliards de dollars. C'est pourquoi la transaction ne s'est pas opérée comme prévu, l'introduction des 27,9% d'AT&T constituant initialement une solution de secours. Mais, en l'état, la structure trop complexe de la filiale n'offrait pas une attractivité suffisante pour les opérateurs. D'où les discussions menées aujourd'hui.

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