Nouvelles convoitises autour de Global Crossing

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Global Crossing, l'opérateur américain placé sous la loi des faillites depuis fin janvier, pourrait faire l'objet de nouvelles convoitises, rapporte le Wall Street Journal de vendredi. Des investisseurs, que le journal ne cite pas, pourraient faire une contre-offre à la reprise du géant par Singapore Technologies et Hutchinson Whampoa. Les deux asiatiques proposent au groupe américain un apport de 750 millions de dollars en échange de 79% du capital. La proposition, qui comprend également un vaste plan de restructuration, doit être étudiée avant la fin août mais d'ici là d'autres prétendants peuvent se présenter. En tout cas, la reprise par les deux asiatiques ne fait pas l'affaire de tous. Certains investisseurs et créanciers pourraient bloquer l'opération, estimant que la liquidation pure et simple leur rapporterait plus que si l'entité continuait de brûler du cash jusqu'à la restructuration.A ce jour la plus importante faillite de l'industrie américaine des télécoms, Global Crossing a pourtant fait les beaux jours de la "Nouvelle Economie". Mais la société créée en 1997 et lancée dans la course à l'investissement n'a pas su faire face à la saturation du marché des liaisons transcontinentales et à la chute des prix induite. Global Crossing a accumulé plus de 12 milliards de dollars de dettes (pour 22,4 milliards de dollars d'actifs) pour se doter d'un réseau de fibres optiques reliant 27 pays et plus de 200 villes en Amérique, en Europe et en Asie.Les deux asiatiques ont donc proposé un plan de restructuration portant sur la suppression de 3.200 emplois et la baisse des investissements (20 milliards de dollars ont été dépensés en 4 ans). Mais d'ici là, l'activité devrait se poursuivre normalement. Les résultats trimestriels publiés en décembre s'étaient soldés par une perte de 3,4 milliards de dollars, dont 2 milliards au titre des dépréciations d'actifs (le groupe était notamment actionnaire de l'hébergeur Exodus). Ces résultats avaient conduit Standard & Poor's à déclasser le groupe au niveau des "junk bonds", les obligations à très haut risque. latribune.f

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