Le patron de Bertelsmann aux Etats-Unis démissionne

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La valse des dirigeants de Bertelsmann entamée dimanche avec le spectaculaire départ de Thomas Middelhoff, le patron du groupe, semble partie sur un rythme soutenu. Lundi soir, Joel Klein, qui dirigeait depuis un peu plus d'un an l'ensemble des activités américaines, a quitté Bertelsmann. Ancien patron de la division antitrust du département américain de la Justice, où il avait notamment initié le procès fleuve contre Microsoft, Joel Klein devrait aller prendre de nouvelles fonctions à la mairie de New York.Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, le départ de Joel Klein n'est pas directement lié à celui de Thomas Middelhoff. Mais il pourrait fournir au nouvel homme fort du groupe allemand, Gunther Thielen, l'occasion de redéfinir sa stratégie américaine. Déjà, les rumeurs évoquent une vente pure et simple de Napster, l'ex-site Internet star de l'échange de fichiers musicaux. Bertelsmann a bouclé il y a quelques semaines à peine le rachat de la société, dont le site est fermé depuis plus d'un an après des démêlés judiciaires et qui s'est placé sous la protection de la loi sur les faillites. Un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars dans le marché Internet et qui, loin de générer le moindre cent de chiffre d'affaires, aboutit à une faillite : Napster est sans doute emblématique de tout ce que la "vieille garde" de Bertelsmann incarnée par Gunther Thielen reprochait à Thomas Middelhoff.Selon le Financial Times, Gunther Thielen a parallèlement décidé de passer en revue l'ensemble des activités du groupe, et pourrait réduire la présence de sa filiale spécialisée Grüner+Jahr sur le marché américain des magazines, fortement touché par la chute du marché publicitaire. Aux Etats-Unis, Grüner+Jahr publie notamment les magazines économiques Fast Company et Inc., mais aussi les féminins Rosie, YM, Parents et Fitness. Parmi les autres actifs susceptibles d'être cédés, selon le quotidien britannique, figurerait la participation de 65% détenue depuis 1997 dans le réseau de télévision hertzienne britannique Channel 5. Celui-ci pourrait tomber dans l'escarcelle de Rupert Murdoch, le patron de News Corp, à l'occasion du changement de la législation britannique sur les médias.

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