Le capital-risque américain mise encore gros sur les réseaux

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52 millions de dollars la semaine dernière pour Polaris Networks, spécialiste des commutateurs optiques ; 51 millions de dollars aujourd'hui pour SmartPipes, éditeur de logiciels de gestion de réseaux. En huit jours, ces deux levées de fonds records illustrent bien le fait que, malgré la baisse des investissements des opérateurs - confirmée par certains grands noms comme Marconi ou Nokia - les investisseurs en capital-risque restent présent sur le secteurs des réseaux. Ces deux dossiers concernent pourtant directement des segments d'activité malmenés ces derniers mois. Polaris Networks conçoit une nouvelle génération de commutateurs optiques destinés aux réseaux métropolitains. SmartPipes, de son côté, développe des logiciels censés simplifier, automatiser et optimiser la conception et la gestion de services de réseaux, notamment en matière de réseaux privés virtuels et d'extranets ; la société compte notamment WorldCom, XO Communications et Fiberlink parmi ses clients.Polaris porte ainsi à 74 millions de dollars les financements reçus en deux ans, tandis que SmartPipes a levé 116 millions depuis sa création en 1999. Outre le fait de disposer de trésoreries confortables, les deux sociétés ont en commun d'afficher des stratégies appréciées aujourd'hui par le secteur : elles promettent en effet aux opérateurs la possibilité de commercialiser rapidement des services à forte valeur ajoutée tout en limitant les investissements. Un modèle économique très en vogue en cette période de crise, alors que la croissance du seul trafic sur les réseaux ne permet plus aux opérateurs d'espérer tenir leurs objectifs de croissance. Et les fonds spécialisés ne sont pas les seuls à s'intéresser à ces dossiers, malgré les faillites spectaculaires de ces derniers mois, comme celles de 360Networks ou Global Crossing. Parmi ses nouveaux actionnaires, SmartPipes compte ainsi Microsoft, Intel (via Intel Capital) et Juniper Networks. Des industriels visiblement déterminés à profiter d'une éventuelle reprise des investissements dans les réseaux. Une semaine auparavant, Intel avait déjà participé, aux côtés de Qualcomm et de Soros Private Equity, au nouveau tour de table de 32 millions de dollars bouclé par l'opérateur Monet Mobile Networks, spécialisé dans l'accès Internet sans-fil. Selon le site spécialisé Venturereporter.net, 34 sociétés du secteur de l'optique ont levé un total de 793 millions de dollars au cours des deux derniers mois, pour un montant moyen de 23 millions. Et les fusions-acquisitions ne sont pas en reste : Webmergers.com, qui suit de près les restructurations en cours dans le monde Internet, souligne ainsi qu'un nombre important d'opérations récentes "ont eu lieu dans le secteur des infrastructures, les acteurs technologiques établis utilisant les fusions-acquisitions pour enrichir des compétences Internet que leurs clients exigeront dans un proche avenir".

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