Bouygues Télécom reste ouvert à l'UMTS

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Alors que s'ouvre aujourd'hui à Cannes le 3GSM Forum, Bouygues Telecom continue d'entretenir le mystère sur sa candidature potentielle à l'UMTS. A l'occasion d'un dîner en ville avec des journalistes, le nouveau directeur général de l'opérateur, Gilles Pélisson, s'est quand même montré assez ouvert, sans pour autant officialiser sa participation pour la deuxième procédure d'attribution des licences qui devrait être bouclée cette année. "Les arguments pour ne pas aller dans l'UMTS sont moins nombreux qu'avant", a-t-il reconnu. "On a une équipe qui travaille. Rendez-vous le 16 mai à midi", a-t-il également ajouté. Le 16 mai est la date limite arrêtée en décembre dernier par le gouvernement français avant laquelle les candidats doivent avoir répondu à l'appel d'offres. L'issue finale de ce dernier est prévue pour le 30 septembre prochain au plus tard. Quant à un éventuel partenariat avec NTT DoCoMo pour lancer l'I-Mode en France, Gilles Pelisson est resté plutôt vague. "Dès lors qu'on n'est pas capable d'annoncer un deal, on est au milieu du gué", a-t-il avancé sans plus de précision.Bouygues Télécom avait retiré l'an dernier sa candidature à l'attribution des licences en raison de leur prix, établi à l'origine à 4,95 milliards d'euros. Ce prix jugé déraisonnable avait également découragé un autre candidat : il s'agissait du consortium ST3G Suez-Telefonica, alors dirigé par le même Gilles Pelisson, à l'époque à la tête du réseau câblé Noos. Seul SFR et France Télécom s'étaient maintenus sur les rangs, obtenant deux des quatre licences françaises. Depuis, le tarif des licences est passé à 619 millions d'euros, avec un prélèvement ultérieur de 1% du chiffre d'affaires réalisé par les nouveaux services (voir ci-contre).En revanche, Gilles Pélisson est resté très prudent concernant le développement du GPRS, la norme qui doit faire la transition entre le GSM et l'UMTS et dont l'expansion risque d'être très lente, au moins jusqu'à la fin de l'année. Les offres GPRS sont commercialisées aux entreprises depuis le 28 janvier et le service devrait être mis à la disposition du public "entre la fin septembre et la mi-octobre", a rappelé le directeur général. Toutefois "l'offre n'est pas encore complètement arrêtée", notamment en termes de facturation, même si le groupe s'oriente sur une vente "au mégaoctet" de données transmises.Mais c'est surtout les terminaux qui posent problème à l'opérateur. Les fabricants n'ont pour l'instant pas établi de standard quant à la réception de certaines données. Or, Bouygues Télécom mise sur l'attrait du MMS (Multimédia Messaging System), ce descendant du SMS intégrant images et vidéo pour vendre ses nouveaux packs. Mais avec des normes spécifiques à chaque opérateur, ces fameux messages censés assurer une partie des nouveaux relais de croissance de la téléphonie ne pourront être ni envoyés ni reçus sur des terminaux différents. Ce qui n'est pas un problème pour l'offre GPRS entreprises dont le principe est surtout fondé sur la fonction de modem de transfert de données (à partir des mail, des intranets des systèmes d'information). Cette offre n'utilise donc pas les nouveaux formats comme la vidéo. latribune.f

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