Nortel espère renouer avec la rentabilité fin 2002

Ce n'est pas encore l'embellie mais Nortel croit apercevoir le bout du tunnel. Le Canadien, l'un des premiers fabricants mondiaux d'équipements télécoms, vient de présenter ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2001 et pour l'ensemble de l'exercice écoulé. Sur les trois derniers mois de l'année dernière, Nortel a signé un chiffre d'affaires de 3,46 milliards de dollars, très légèrement supérieur aux attentes, mais en chute de 57% par rapport à la même période de 2000. Durant ce quatrième trimestre, le groupe a enregistré une perte (hors exceptionnels) de 506 millions de dollars, soit 16 cents par action. En tenant compte de ces charges exceptionnelles (coûts de restructuration, moins-values de cessions, frais d'acquisitions, dépréciations d'actifs ), la perte nette du groupe s'est montée au quatrième trimestre à 1,83 milliard de dollars, soit 57 cents par action.Sur l'ensemble de l'exercice 2001, les ventes de Nortel se sont effondrées de 37%, reflétant la chute des commandes mais aussi les ventes massives d'actifs auxquels la banque a dû procéder. Le groupe a enregistré sur la période une perte (hors exceptionnels) de 4,51 milliards de dollars. La perte nette atteint quant à elle des niveaux records : 27,3 milliards de dollars, soit près de 8 fois plus qu'en 2000.La différence entre la perte hors exceptionnels et la perte nette s'explique par la stratégie développée par Nortel tout au long de l'exercice 2001. Le groupe s'est délesté de pans entiers de son activité. Nortel a notamment cédé sa filiale de CRM (Customer Relationship Management) Clarify à Amdocs début octobre, après avoir revendu les 60% qu'il détenait dans Matra Nortel Communications. En septembre, il avait décidé de sortir de toutes les activités d'équipements ADSL et d'une manière générale du marché de l'accès à large bande autre que l'optique, à savoir la boucle locale radio et le câble. Ces cessions se sont traduites par une réduction très nette des effectifs de Nortel en 2001. Alors que le groupe comptait environ 94.000 salariés à la fin 2000, il n'en emploie plus que 52.000 aujourd'hui et ce chiffre devrait tomber à 48.000 au terme de la restructuration qui est engagée.La direction de Nortel espère que cette stratégie de recentrage va finir par porter ses fruits mais prévient tout de même les investisseurs que son chiffre d'affaires devrait encore reculer de 10% au premier trimestre 2002 par rapport au dernier trimestre 2001, et donc tomber aux alentours de 3,1 milliards de dollars. Franck Dunn, PDG de Nortel, souligne que la situation demeure encore difficile, "la visibilité des marchés demeurant limitée". Dans ces conditions, Nortel anticipe une "croissance graduelle" de ses ventes à partir du deuxième trimestre. La direction du groupe canadien dit également espérer renouer avec la rentabilité au quatrième trimestre 2002. A la fin du mois de décembre, Nortel promettait le retour à l'équilibre pour le premier trimestre 2002.A New York, le titre Nortel, qui a plongé de 94% en 2001, perdait vendredi 3,36% à 7,48 dollars en milieu de séance. latribune.f

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