Qwest pourrait déprécier ses actifs de 20 à 30 milliards de dollars

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Le quatrième opérateur local américain passe à son tour ses comptes à la paille de fer. Qwest, qui a failli, il y a quelques semaines, se trouver en défaut sur sa dette (lire ci-contre), a annoncé hier soir son intention d'inscrire dans les comptes du deuxième trimestre de son exercice 2002 une charge exceptionnelle pour dépréciation d'actifs située entre 20 et 30 milliards de dollars. Un chiffre conforme aux anticipations des analystes financiers, qui tablaient en moyenne sur une charge exceptionnelle de 25 milliards. Une seule explication à cette décision : la fusion avec US West, annoncée en 1999 et effective depuis deux ans. Depuis, explique Joseph Nacchio, le PDG du groupe, "l'économie est très différente et la demande des entreprises en services de télécoms a baissé". De fait, la dépréciation porte sur 55 à 83% de la valeur originelle de la fusion. Qwest n'exclut pas, par ailleurs, une dépréciation supplémentaire concernant sa participation de 47,5% dans KPNQwest, l'opérateur international haut débit créé avec le néerlandais KPN. Une joint-venture qui l'a déjà contraint à inscrire une charge exceptionnelle de 3 milliards de dollars dans ses comptes l'an dernier. Mais une fois soldées - du moins sur un plan comptable - les opérations financières coûteuses de ces dernières années, Qwest sera loin d'en avoir terminé avec les difficultés. Le groupe doit consolider ses finances, fragilisées par une dette qui a culminé à 25 milliards de dollars. Et il fait l'objet d'une enquête de la SEC (Securities & Exchange Commission), le gendarme boursier américain, qui met en cause la réalité de certaines ventes de capacités à des opérateurs concurrents.En milieu de matinée mardi à Wall Street, l'action Qwest cédait 2,5% à 7,80 dollars.

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