France Télécom poursuit sa chute

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Le report du conseil d'administration annoncé jeudi soir par France Télécom provoque une nouvelle chute du cours à la Bourse de Paris. France Télécom cède 7,27% en fin de journée à 12,76 euros, portant ainsi la perte à 18,62% sur les cinq dernières séances. Orange recule de son côté de 3,82% à 5,29 euros. D'abord prévue en juillet, ensuite reportée au 4 septembre, la réunion du Conseil aura finalement lieu le 12 septembre prochain.A cette date, France Télécom dévoilera ses intentions sur l'avenir de MobilCom. Deux solutions s'offrent à l'opérateur français. Soit il décide la mise en faillite de l'opérateur allemand, soit il en prend le contrôle total. Cette dernière solution lui permettrait de garder sa licence UMTS en Allemagne (voir ci-contre). Vendredi matin, le nouveau patron de MobilCom, Thorsten Grenz, qui a pris la succession de Gerhard Schmid, jugeait probable la prise de contrôle de son groupe par FT, dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Une opération que se ferait, selon lui, au prix minimum. Selon la législation allemande sur les OPA, France Télécom, qui possède actuellement 28,5% de MobilCom, pourrait racheter les parts qu'il ne détient pas encore au cours moyen de l'action sur les trois derniers mois.A l'inverse, l'hebdomadaire Investir affirme, dans son édition du samedi 31 août, que le groupe français a décidé de lâcher l'opérateur allemand. Celui-ci serait alors acculé au dépôt de bilan. Une telle décision, estime Investir, devrait être "accueillie favorablement" par les investisseurs, qui craignent plus que tout de voir France Télécom accroître encore le fardeau de son endettement.En tout cas, le bras de fer n'est pas terminé entre les fondateurs allemands et le groupe français. Gerhard Schmid, l'ex-PDG, a engagé une action en justice pour forcer France Télécom à lui racheter ses 40% de parts détenues dans MobilCom. Il compte sur cette plainte pour que le Tribunal de Francfort désigne une banque d'affaires chargée de déterminer un prix de transaction. Il souhaite un prix minimum compris entre 11 et 17 euros par titre, portant la facture entre 286 et 442 millions d'euros. Gerhard Schmid a révélé avoir tenté d'exercer l'option de vente sur ses parts plus tôt que prévu (fin 2003), dans la mesure où il considère que France Télécom a violé les accords passés entre les deux opérateurs. Sans succès. L'action en justice est donc une nouvelle étape dans sa démarche. Si elle aboutit, France Télécom reprendrait, conformément à la loi sur les OPA, la totalité des parts du groupe au prix négocié, une opération qui incluerait également les 9% détenus par sa femme, Sybille. Cette procédure vient s'ajouter à l'action en justice déposée par MobilCom contre Sybille Schmid-Sindram il y a deux jours, via sa société Millenium, à propos d'un plan de stock options financé par Millenium, grâce à un prêt de MobilCom (voir ci-contre).       A Francfort, MobilCom gagne en fin de journée 0,96% à 7,36 euros.

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