Deux nouveaux dirigeants vont tenter de sauver WorldCom

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Une semaine après s'être officiellement placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, WorldCom s'est donné de nouveaux dirigeants pour tenter d'échapper à une liquidation pure et simple qui prendrait sans doute la forme d'une vente par appartements. Le groupe s'est ainsi doté d'un "chief restructuring officer", littéralement directeur des restructurations, en la personne de Gregory Rayburn, et d'un nouveau directeur financier, John Dubel. Tous deux sont issus d'AlixPartners, un cabinet de conseil spécialisé dans les restructurations d'entreprises. Ils auront désormais en charge, sous la responsabilité du PDG du groupe John Sidgmore, les négociations avec les créanciers, l'étude des possibilités de restructuration, voire de cession de certaines activités, les prévisions financières, ainsi que la communication en direction des actionnaires et salariés. Mais c'est sans attendre leur arrivée que John Sidgmore a commencé à trancher dans les activités "non stratégiques" du groupe, qui croule sous plus de 40 milliards de dollars de dettes et se trouve sous le coup de plusieurs enquêtes judiciaires et boursières pour une fraude frolant les 4 milliards. Le portefeuille d'abonnés mobiles de WorldCom va ainsi être partagé entre des opérateurs concurrents. Les "repreneurs" des quelque 2 millions de clients mobiles concernés sont AT&T Wireless, Verizon Wireless, Alltel et un quatrième groupe, dont le nom n'est pas précisé mais qui n'est pas Cingular Wireless, précise WorldCom. Ces cessions ne rapporteront au groupe qu'un montant négligeable, ajoute-t-il. La division mobile, WorldCom Wireless, qui génère un chiffre d'affaires annuel d'environ un milliard de dollars, essentiellement par la revente de services achetés à d'autres opérateurs, pourra donc être définitivement fermée avant la fin septembre, cette mesure générant 700 millions de dollars d'économies annuelles. John Sidgmore a également prévu la vente des filiales japonaise et latino-américaines.

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