Le feuilleton Global Crossing proche de son terme

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Après un troisième report en dernière minute vendredi, la vente des actifs de Global Crossing doit finalement avoir lieu demain mardi. Sauf nouveau contre-temps, ce qui n'est malheureusement pas à exclure : les administrateurs judiciaires de l'opérateur international en faillite depuis la fin janvier ont répété vouloir se donner plus de temps pour examiner les offres de reprise ; ils peuvent encore éprouver le besoin d'un délai supplémentaire. Quoi qu'il en soit, ces retards à répétition alimentent l'hypothèse d'une reprise de Global Crossing par le tandem asiatique constitué d'Hutchison Whampoa et de Singapore Technologies Telemedia (STT). Et selon certaines sources proches du dossier citées par Reuters, les deux groupes pourraient mettre la main sur le réseau de Global Crossing - qui relie 200 villes - pour un prix bien inférieur aux 750 millions de dollars qu'ils avaient offerts il y a trois mois. A l'époque, les créanciers avaient rejeté cette offre, jugée trop faible, alors même que les deux repreneurs leur proposaient de conserver 21% du capital. Depuis, aucun autre "grand" repreneur potentiel n'a émergé face à Hutchison/STT. Et la défiance envers les sociétés comme Global Crossing - en faillite et opérant sur le marché des télécoms, un double handicap - n'a fait qu'augmenter, notamment après la chute de WorldCom. Si les actifs de Global Crossing sont estimés à 22,4 milliards de dollars, sa dette de 12,4 milliards, mais aussi les enquêtes sur ses comptes et les plaintes le visant, réduisent considérablement sa valeur. Un porte-parole d'Hutchison Whampoa interrogé par Reuters a assuré que son groupe n'avait soumis aucune nouvelle offre formelle de reprise, mais d'autres sources citées par l'agence évoquent déjà un accord qui laisserait une plus grande part du capital aux créanciers. Une surprise de dernière minute n'est cependant pas à exclure : au-delà des offres déposées par des fonds de capital-risque ou de capital-investissement, Level 3, l'opérateur américain qui a reçu le mois dernier 500 millions de dollars d'un groupe d'investisseurs incluant Warren Buffett, pourrait défier le duo asiatique, au moins pour une offre de reprise partielle.

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