NEC devrait s'en sortir grâce au marché asiatique

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L'Asie, nouvel Eldorado pour les groupes électroniques japonais ? L'hypothèse pourrait se confirmer ces prochains mois, au vu des déclarations à Reuters de Koji Nishigaki, le PDG de NEC. Le patron du premier équipementier télécoms japonais a déclaré que les perspectives dans le secteur ainsi que sur le marché des semi-conducteurs s'amélioraient. Le groupe pourrait donc bien atteindre ses objectifs. "Sur le marché des télécoms, il est vrai que la conjoncture est mauvaise, mais notre carnet de commandes est bien rempli au Japon", explique-t-il. Le PDG écarte donc la possibilité de nouvelles mesures de restructurations. "Nous avons déjà fermé trois usines à l'étranger. Je ne pense pas que nous ayons besoin de procéder à de nouvelles fermetures, ni d'accroître nos plans de départs en retraite", a-t-il également précisé.NEC compte aussi sur les nouvelles perspectives offertes par le segment des semi-conducteurs. "Le marché des puces en Asie, en particulier en Chine, est très dynamique. Et ce même si, aux Etats-Unis, il règne encore la plus grande confusion. Du coup, les deux marchés se compensent et nous ne nous attendons plus à une nouvelle récession", a-t-il également précisé. Ces déclarations constituent une bonne nouvelle pour le marché après le "profit warning" lancé la semaine dernière par le premier fondeur mondial de semi-conducteurs, le taiwanais TSMC.Sur le marché des équipements télécoms, actuellement secoué par les malversations comptables des opérateurs américains comme WorldCom ou Qwest (voir ci-contre), Koji Nishigaki estime que les investissements dans les réseaux optiques et les câbles sous-marins ne devraient pas repartir avant deux ou trois ans. En revanche, il s'attend à un rebond dans la boucle locale américaine, c'est-à-dire sur le marché du dernier "mile" de réseau allant jusqu'à l'abonné. NEC a en outre revu ses perspectives à la hausse au Japon. Il compte surtout sur la 3G, même s'il reste circonspect quant aux revenus potentiels générés par ces nouveaux services. NEC est l'un des équipementiers choisi par Japan Telecom, filiale de Vodafone, pour construire ses réseaux 3G. Le Japonais a plutôt bien entamé son exercice 2002/03 (entamé le 1er avril). La semaine dernière, NEC a publié des pertes moins lourdes qu'attendu à 7 milliards de yens (60 millions d'euros) pour un chiffre d'affaires en repli de 9,2% à 1.020 milliards de yens. Et ce grâce aux ventes de semi-conducteurs et au plan drastique de réduction des coûts de l'an dernier, qui avait conduit au départ de 16.000 personnes. Les prévisions annuelles ont été maintenues : NEC table pour l'exercice en cours sur un résultat net de 10 millliards de yens pour un chiffre d'affaires de 5.100 milliards de yens (44 milliards d'euros).

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